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Rabbin des bois, le hacker repenti qui met en garde sur les cyber-dangers

Ce pirate 2.0, qui a travaillé sur le dark Web, vient de publier le livre "Lève-toi et code, confessions d'un hacker". Il se veut un lanceur d'alerte pour informer sur les dangers d'Internet.

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Rabbin des bois, le hacker repenti qui met en garde sur les cyber-dangers Crédit Image : I Stock | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Amandine Bégot

Il est question d'internet dans la presse ce lundi 21 mai au matin. Le pire du net c'est à lire ce matin dans Le Parisien Aujourd'hui en France. Une interview de Rabbin des bois, c'est comme ça que s'est baptisé ce pirate 2.0. Dans un livre, ce hackeur de 25 ans raconte comment pendant des années, il a volé des millions de données, escroqué des multinationales

C'est le cas de Paypal par exemple, le pirate a vendu par petites annonces des téléphones jamais livrés. "À 13 ans, raconte-t-il, je voulais gagner 10.000 euros par mois, quand je les ai eus, je voulais gagner 10.000 euros par jour." Aujourd'hui et après avoir gagné beaucoup d'argent, le jeune homme dit vouloir mettre en garde les internautes, jouer les lanceurs d'alerte contre les cyber-dangers. Ses conseils : surtout ne jamais utiliser deux fois le même mot de passe. Quant à ceux qui ont déjà raconté toute leur vie sur le net, via Facebook ou autre, c'est, dit-il, fichu.

De 10 à 20 millions de comptes de morts sur Facebook

Pas très rassurant effectivement d'autant que tout cela risque de vous poursuivre au-delà de votre mort. Votre décès physique n’entraîne en effet pas systématiquement votre mort numérique. C'est la Une ce matin des Dernières Nouvelles d’Alsace; Il y aurait ainsi selon les spécialistes entre 10 et 20 millions de comptes de personnes mortes sur Facebook.
Pire encore, d'ici 2098, le réseau social pourrait compter autant de morts que de vivants.

La loi pourtant a tout prévu. Depuis 2016, chacun peut définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication de ses données personnelles après son décès. Comme on fait un testament pour sa maison, ses bijoux, il faudrait faire un testament numérique. Problème, les décrets d'application n'ont pas encore été promulgués.

Des notes et commentaires sur les commissariats

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Il y aussi des nouvelles plus légères sur internet, plus drôles en tout cas. Si je vous dis "Personnel délicieux", "Cadre enchanteur", "J'ai passé un excellent moment dans cet endroit", "Je le recommande vivement afin de venir s'y ressourcer et oublier les tracas"... Vous me dites qu'il s'agit là d'un commentaire comme on en trouve des millions sur le net, sauf que l'établissement en question n'est ni un hôtel, ni un resto mais un commissariat, celui de Rillieux-la-Pape près de Lyon.

Depuis quelques mois, le journal Le Progrès a remarqué des dizaines et des dizaines de messages comme celui-ci, que ce soit sur les  pages des commissariats, des gendarmeries ou celles des maisons d’arrêt, les internautes n'hésitent plus à commenter leur séjour, souvent avec ironie et malice. "Mon poto" décerne ainsi 5 étoiles à l’hôtel de police de Villefranche. "La gamelle, écrit-il, est assez bonne : 7/10. Les geôles, poursuit-il, sont assez froides mais on s'y fait au bout de 72h. Quant aux menottes, elles sont, dit-il, serrées comme il se doit." 

0 pointé en revanche pour celui de Vénissieux : "mauvais accueil,; menottes trop serrées. Je déconseille, écrit Walid. Les menus, ajoute-t-il, sont à revoir. Je suis rentré avec 50 grammes, on ne me les a pas rendus". Du deuxième, voire troisième degré bien sûr, mais sincèrement c'est amusant, enfin pour nous. La Direction départementale de la sécurité publique du Rhône s'est elle, nous dit Le Progrès, refusée à tout commentaire.

Le Festival de Cannes boycotte les films Netflix

Internet boudé à Cannes, c'est à lire ce matin dans le Figaro Éco qui revient sur la dernière édition du festival. Le journal s'étonne de voir qu"on a déroulé le tapis rouge au dernier opus de Star Wars, qu'on a célébré Martin Scorcese tout en refusant de qualifier son prochain long métrage de film, tout ça parce qu"'il est produit par Netflix et qu'il ne sortira pas en salle. C'est d'abord une histoire de gros sous visiblement. Le CNC, le centre national du cinéma, touche en effet de l'argent sur chaque entrée en salles : 10.7%. C'est environ 150 millions d'euros par an qui sont ensuite réinjectes dans le cinéma français.

En revanche, un film qui passe sur Netflix ne rapporte rien au cinéma francais. Attention toutefois, écrit le quotidien, en excluant la plateforme, en passe de devenir l'une des grandes majors, la Croisette risque de se marginaliser. Netflix a annoncé qu'elle allait produire 86 films par an avec les meilleurs réalisateurs et les plus grandes vedettes. En face, Disney en produit une dizaine par an, Universal une quarantaine, Sony une trentaine.

Bref le cauchemar des cinéphiles de Cannes pourraient bien faire leur bonheur demain. Ce serait dommage de s'en priver d'autant que, je vous le rappelle, tout ce qui est écrit sur le net... sur vous, sur votre job, vos passions restent écrits à jamais. Pensez-y la prochaine fois que vous postez un commentaire.

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