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Instagram abritait un marché aux esclaves

Instagram a servi de repaire à des trafiquants d’êtres humains au Koweït. Des travailleuses domestiques y étaient vendues comme marchandises pour quelques milliers de dollars. Le réseau social a annoncé des mesures pour endiguer le problème.

Le logo d'Instagram aux États-Unis (illustration)
Le logo d'Instagram aux États-Unis (illustration) Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Malgré ses investissements dans la modération, Facebook ne parvient pas à éradiquer les activités prohibées de ses plateformes. Des trafics d’êtres humains, de drogues, d’organes ou d’animaux prospèrent encore sous les radars de ses algorithmes et de ses modérateurs humains. 

Mi-octobre, le premier réseau social a été épinglé pour avoir facilité des trafics d’organes aux Philippines. Plus récemment, une enquête de la chaîne BBC News Arabic a cette-fois révélé que sa filiale Instagram abritait un large réseau de trafic de femmes vendues pour être exploitées en tant qu’employées de maison au Koweït. 

Publiée le 1er novembre, l’enquête a également mis au jour des annonces diffusées sur les applications 4Sale ou Haraj, disponibles sur les magasins d’applications de l’iPhone et des smartphones Android. Au total, les journalistes ont trouvé des centaines d’offres d’employées de maison à vendre pour quelques milliers de dollars avec la possibilité de négocier le tarif par message privé et de faire défiler les photos des femmes classées par ethnies et par prix. 

Les enquêteurs se sont faits passer pour un couple de Koweïtiens pour contacter une cinquantaine de vendeurs et en rencontrer une douzaine. Ces derniers leurs ont presque tous préconisé de "confisquer les passeports des femmes, les confiner à la maison, leur refuser tout congé et restreindre leur accès au téléphone", rapporte la BBC.

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Contacté par la chaîne, Facebook a annoncé l’interdiction de l’un des hashtags à travers lesquels transitaient les offres sur Instagram. Google et Apple ont pris contact avec les développeurs des applications incriminées et assuré qu’ils faisaient tout leur possible pour endiguer toute activité illégale sur les applications mises en avant sur leurs boutiques. 4Sale a de son côté supprimé sa section dédiée aux employés de maison. Mais cela n’empêche pas le commerce de travailleuses domestiques de continuer à prospérer en ligne via d'autres canaux.

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