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Facebook pourrait cacher les "likes" dans le fil d'actualité

Le réseau social expérimente une nouvelle interface dans laquelle les mentions "j'aime" sont plus discrètes. Une initiative similaire est déjà menée sur sa filiale Instagram.

Facebook est le premier réseau social mondial avec plus de 2 milliards d'utilisateurs actifs
Facebook est le premier réseau social mondial avec plus de 2 milliards d'utilisateurs actifs Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Après Instagram, Facebook pourrait aussi dire adieu aux "likes". Le premier réseau social teste actuellement une nouvelle interface dans laquelle le symbole le plus emblématique de l'engagement de ses utilisateurs se fait beaucoup plus discret. 

Dans cette nouvelle évolution repérée par une utilisatrice le 2 septembre, les publications affichées sur le fil d'actualité ne mettent plus en avant le nombre de mentions "j'aime", ni les autres réactions. À la place, les utilisateurs voient désormais s'afficher le message : "aimé par un tel et d'autres personnes". Seuls les auteurs des publications pourront accéder à la liste des personnes à l'origine des interactions. Mais aucun compteur ne les recensera.

Interrogé par le site spécialisé TechCrunch, Facebook confirme que cette expérimentation est susceptible d'être généralisée auprès des 2,3 milliards d'utilisateurs du réseau social. Cette initiative s'inscrit dans la volonté de Facebook de rendre ses plateformes plus authentiques en mettant un frein à la course à la popularité pour mieux mettre en avant les contenus. 

Facebook expérimente une interface sans mentions j'aime
Facebook expérimente une interface sans mentions j'aime Crédit : Twitter

Depuis quelques semaines, le groupe de Mark Zuckerberg a déjà commencé à cacher le nombre de "likes" sous les publications d'Instagram des utilisateurs de sept pays, dont le Canada et le Brésil. L'initiative vise à empêcher les internautes de se comparer aux autres ce qui peut avoir pour effet de les pousser à se censurer de peur de ne pas recevoir suffisamment de "likes".

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 "Nous voulons que vos amis puissent se concentrer sur les photos et vidéos que vous partagez et non sur le nombre de "likes" que vous avez", expliquait l'entreprise en juillet. Ce changement de design de l'application pourrait atténuer l'esprit de compétition qui prévaut sur la plateforme et favoriser l'expression personnelle de ses utilisateurs qui n'auraient plus à réfléchir au nombre de "likes" que leurs images sont susceptibles de générer.

Les "likes" n'ont plus la cote

Ce virage s'inscrit dans un mouvement général des réseaux sociaux. Il y a trois ans, Facebook a dilué l'importance des "likes" sur sa plateforme en ajoutant une demi-douzaine de réactions traduisant diverses émotions. Twitter et YouTube ont aussi remis en cause récemment l'intérêt des compteurs de "likes". En décembre dernier, Instagram avait déjà réduit l'importance accordée au nombre d'abonnés dans le design de la page du profil de ses utilisateurs. 

Plusieurs études ont démontré l'influence négative de la course aux mentions j'aime et aux abonnés sur les réseaux sociaux. Le nombre de likes pourrait être directement lié au niveau de stress du propriétaire d'un compte et générer des sentiments d'infériorité et d'insuffisance chez les utilisateurs les moins populaires.

Mais ils ne sont pas prêts de disparaître

Si les mentions "j'aime" ont vocation à devenir beaucoup moins visibles à l'avenir, elles ne devraient pas disparaître pour autant. Ces indicateurs constituent d'importants marqueurs des goûts des utilisateurs de Facebook et se sont imposés lors de la dernière décennie comme des outils indispensables pour organiser les contenus mis en avant dans les fils d'actualité des internautes et permettre aux entreprises de leur diffuser de la publicité ciblée, une activité qui représente une part essentielle des revenus du réseau social.

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