2 min de lecture Connecté

Facebook a débloqué par erreur les contacts indésirables de 800.000 personnes

Un problème technique a permis aux profils bloqués de rentrer à nouveau en contact avec leurs bloqueurs entre fin mai et début juin.

Facebook compte plus de 2 milliards d'utilisateurs actifs
Facebook compte plus de 2 milliards d'utilisateurs actifs Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Facebook a de nouveau mis en danger la vie privée de ses utilisateurs. Après avoir incité par erreur 14 millions de personnes à rendre leurs publications publiques début juin, le plus grand réseau social mondial, dont l'image a été écornée par l'affaire Cambridge Analytica, a admis avoir débloqué pendant plusieurs jours des milliers d'usagers qui avaient été bloqués sur le réseau social auparavant. 

Dans un post de blog publié lundi 2 juillet, Facebook explique qu'entre le 29 mai et le 5 juin, 800.000 utilisateurs ont été de nouveau visibles pour leurs contacts indésirables en raison d'un bug technique. Sur les 800.000 personnes affectées, 83% ont vu un seul contact temporairement débloqué. Les 17% restants ont été potentiellement ont vu plusieurs personnes être débloquées. Le problème a été résolu depuis.

Une erreur importante

Une personne bloquée sur Facebook ne peut plus accéder aux publications de son bloqueur, lui envoyer des messages, ni l'identifier dans un post. Elle ne fait plus partie de sa liste d'amis et ne peut pas l'ajouter à nouveau. Elle n'est pas avertie qu'elle a été bloquée. Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour les personnes victimes de harcèlement et de comportements abusifs en ligne. 

À cause du dysfonctionnement, les personnes bloquées ont pu à nouveau voir les profils des personnes qui les avaient bloquées et entrer en contact avec elles sur Messenger. Facebook n'a pas indiqué combien d'utilisateurs avaient ainsi pu profiter de la situation. La société a invité les 800.000 personnes concernées à vérifier la liste de leurs contacts bloqués.

Facebook en quête de rédemption

À lire aussi
Test de reconnaissance faciale par biométrie en 2005 à la Cité des sciences et de l'Industrie à Paris Connecté
Reconnaissance faciale : la Cnil veut éviter un changement de société non anticipé

Facebook tente toujours de redorer son blason après le scandale Cambridge Analytica, qui lui vaut des enquêtes policières, parlementaires, et de la part des régulateurs aux Etats-Unis et dans d'autres pays. Depuis ce scandale retentissant qui a éclaté en mars, Facebook a promis la "transparence" et communique donc régulièrement, notamment pour révéler lui-même divers dysfonctionnements. 

Facebook a laissé filer les données personnelles de jusqu'à 87 millions de ses usagers à leur insu, qui se sont retrouvées entre les mains de la firme britannique Cambridge Analytica, spécialisée dans la communication stratégique et qui travailla en 2016 pour la campagne de Donald Trump à la Maison Blanche. 

Le patron Mark Zuckerberg avait dû s'excuser et s'expliquer longuement devant des parlementaires américains puis européens très remontés contre le groupe, qui revendique 2,3 milliards d'utilisateurs dans le monde. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Connecté Facebook Fil Futur
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants