2 min de lecture La tête dans les étoiles

47 ans après le dernier homme sur la Lune, qui y retournera en premier ?

Il y a 50 ans, l'homme posait le pied sur la Lune pour la première fois. Les Américains y retourneront régulièrement jusqu'en 1972. Depuis, plus rien, mais plusieurs pays envisagent d'y retourner dans les 10 ans à venir.

Sophie Jousselin
Sophie Joussellin
édité par Esther Serrajordia

La fusée Longue Marche qui décolle de Xichang en décembre dernier emporte vers la Lune la sonde chinoise Chang'e 4. Direction : la face cachée de la Lune, celle qu'on ne voit jamais de la terre. 

Personne ne s'y est jamais posé. Quand l'engin arrive à destination au début du mois de janvier, l'Empire du milieu dévoile au monde entier sa maîtrise du spatial. Pékin développe depuis plusieurs années un programme très au point, qui vise à l'horizon 2030-2040 à amener des taïkonautes à la surface de notre satellite. 

"On sent bien, missions après missions, l'intérêt et la volonté de la Chine pour la Lune", déclare Philippe Coué, auteur du livre "Shenzhou : les Chinois dans l'espace". 

Si les Chinois se sont posés sur la face cachée de la Lune, ce n'est pas un hasard. À terme, ils sont intéressés par un endroit en particulier. "Il y a une zone qui devient stratégique pour tout le monde, qui est le pôle sud puisqu'on pense que sur ce cratère jamais éclairé, il y aurait beaucoup de glace, qui permettrait de faire du carburant". Philippe Coué 

Exploiter les richesses naturelles

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L'astronaute français Patrick Baudry est aussi favorable au retour de l'homme sur la Lune. Il estime qu'il faut effectivement en exploiter les richesses naturelles qu'on n'a pas sur terre. "Il y a entre autres l’hélium 3, en milliers de tonnes et qui devrait donner de l'énergie sans déchets radioactifs", explique-t-il. 

Le vice-président américain Mike Pence a annoncé en mars dernier le retour, quatre ans plus tôt que prévu, des États-Unis sur la Lune. Une décision qu'approuve Charlie Duke, qui a marché sur la Lune lors de la mission Apollo 16. "Je suis très excité par une mission de longue durée sur la Lune pour y établir une base scientifique, comme c'est le cas en Antarctique aujourd'hui", avoue le spationaute. 

Nouvelle station spatiale ?

Un retour qui passera d'abord par la construction d'une nouvelle station spatiale internationale en orbite autour de la Lune, explique Thomas Pesquet. "Ce serait surtout une espèce d'arrêt sur la route de la Lune, un point intermédiaire qui rendrait ça beaucoup plus durable". 

La Chine et les États-Unis construisent actuellement les fusées qui les emporteront sur la Lune. Longue Marche 9 pour l'empire du milieu et Space Launch System pour la Nasa. Le projet a déjà pris du retard. Le 22 juillet dernier, l'Inde à lancer sa sonde Chandrayaan-2. Elle devrait se poser sur le Lune début septembre. Si c'est un succès, l'Inde deviendra le 4ème pays à alunir après les Etats-Unis, la Russie et la Chine. 

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