1 min de lecture Connecté

Australie : une montre connectée permet d'élucider un meurtre

Le rythme cardiaque relevé par une montre connectée a permis d'élucider un meurtre en Australie. Les données ont invalidé le témoignage de la belle-fille de la victime, principale suspecte dans cette affaire.

Apple Watch series 2
Apple Watch series 2
Éleonore de Marnhac
Éléonore De Marnhac
Journaliste

Si les données récoltées par les outils digitaux peuvent porter atteinte à la vie privée, elles peuvent également permettre de résoudre un meurtre. C'est ainsi qu'en Australie, une montre connectée a permis d'élucider un meurtre datant de 2016 rapport ABC.

En septembre 2016, Myrna Nilsson est retrouvée morte dans sa maison d'Adélaïde. Vers 22h10, un voisin appelle la police après que Caroline Dela Rose Nilsson, belle-fille de la victime, est sortie, visiblement paniquée, de la maison. 

Selon cette dernière, sa belle-mère aurait été suivie par des hommes dans une camionnette avant d'avoir une altercation d'une vingtaine de minutes avec eux. Ils seraient ensuite entrés dans la maison avant de la tuer. 

Mais cette version des faits a été infirmée par... une montre connectée. "L'Apple Watch est une preuve fondamentale qui démontre que l'explication de la défense est fausse" a déclaré la procureure Carmen Matteo. La montre a en effet relevé le rythme cardiaque de la victime et selon la procureure, les données coïncideraient avec des chocs et une perte de conscience. "Elle a dû être attaquée vers 18h38 et était certainement morte vers 18h45". 

Des horaires qui ne coïncident pas

À lire aussi
Illustration Facebook Connecté
Libra : pourquoi l'Europe fait barrage à la cryptomonnaie de Facebook

Or, la belle-fille de la victime a déclaré avoir donné l'alerte juste après l'attaque après 22h, soit plus de trois heures après. Selon la procureure, "c'est le temps de mettre en scène... de nettoyer et de se débarrasser de vêtements ensanglantés". 

De plus, le voisin avait déclaré n'avoir jamais vu de camionnette devant la maison et les analyses ADN n'avaient pas confirmé la présence d'autres personnes chez la victime.

Si Caroline Dela Rose Nilsson était suspectée depuis le début, la police n'a pu l'arrêter que récemment grâce à la montre connectée. Sa libération sous caution lui a été refusée. L'affaire sera de nouveau portée devant les tribunaux en juin. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Connecté Australie Montres connectées
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants