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François Fillon exclut d'autres concessions sur les retraites

Deux jours après l'importante mobilisation dans la rue contre la réforme des retraites, François Fillon s'est livré jeudi soir à un exercice de pédagogie pour tenter d'inverser le rapport de force, sans bouger d'un iota sur son contenu, y compris sur le report de l'âge légal. Invité de l'émission d'Arlette Chabot "A vous de juger" sur France 2, le Premier ministre a fait face aux attaques de Bernard Thibault, François Chérèque ou encore Ségolène Royal. L'ex-candidate à la Présidentielle a "solennellement" promis que, face au "camp des irresponsables", le PS rétablirait la retraite à 60 ans en cas de victoire en 2012.

Le Premier ministre François Fillon sur le plateau de "A vous de juger" sur France 2
Le Premier ministre François Fillon sur le plateau de "A vous de juger" sur France 2 Crédit : AFP / Boris Horvat
Marie-Bénédicte Allaire
Marie-Bénédicte Allaire et France 2

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Pendant une demi-heure dans l'émission "A vous de juger" sur France 2, le Premier ministre a défendu pied à pied le texte débattu à l'Assemblée nationale  et notamment le passage de 60 à 62 ans, comme l'avait déjà fait Nicolas Sarkozy  en Conseil des ministres mercredi. Au passage, il a affirmé que le véritable chef d'orchestre de la réforme était le président de la République tout en renouvelant son soutien au ministre  du Travail, Eric Woerth, qui n'a "pas commis de faute" dans l'affaire Bettencourt et ce au lendemain d'une visite des policiers au siège de l'UMP.

L'allongement de l'âge légal, qui cristallise aussi la fronde des syndicats,  est "au cœur de la réforme", conditionne "l'équilibre des régimes de retraite"  et permet de sauver le système par répartition, a plaidé François Fillon en réponse à "l'inquiétude des Français" qu'il "comprend parfaitement". "La réforme que nous proposons, elle est très raisonnable, elle s'inscrit dans une continuité après celles de 1993 et de 2003" qu'il avait lui-même conduite, a affirmé le Premier ministre devant ministres et cadres de l'UMP.

Sur le plateau de France 2, les n°1 de la CGT Bernard Thibault et de la CFDT  François Chérèque ont campé sur leurs positions. Le premier n'a pas vu un Premier ministre "fondamentalement convaincu par sa démonstration", déplorant ses "contre-vérités" et "comparaisons mensongères".

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