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Florange : Mittal accepte d'investir 180 millions d'euros et évite un plan social

Jean-Marc Ayrault a annoncé vendredi soir être parvenu à un accord avec ArcelorMittal, au terme duquel le géant de l'acier s'engage à investir 180 millions d'euros sur le site de Florange (Moselle), et à préserver ses hauts fourneaux. Il n'y aura cependant pas de redémarrage de ceux-ci à court terme, faute de débouchés. L'hypothèse d'une nationalisation temporaire du site par l'Etat a donc été écartée.

Des travailleurs d'ArcelorMittal à Florange le 9 avril 2009
Des travailleurs d'ArcelorMittal à Florange le 9 avril 2009 Crédit : AFP / Archives, Jean-Christophe Verhaegen
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La rédaction numérique de RTL
et Raphaël Vantard

La nationalisation n'aurait pas été efficace, selon le gouvernement

Selon Jean-Marc Ayrault, engagé aux côtés de François Hollande dans un bras de fer de plusieurs jours avec ArcelorMittal, le groupe investira 180 millions d'euros sur cinq ans dans l'activité transformation de l'acier de Florange. En acceptant de ne pas fermer les deux hauts fourneaux comme il en avait l'intention, il permet au site d'éviter un plan social.

ArcelorMittal s'est engagé en outre à maintenir les hauts fourneaux dans un état qui permette le moment venu de les adapter au projet Ulcos de sidérurgie à très basses émissions de CO2, en cours de développement. Ce projet, dans lequel l'Etat pourrait augmenter sa participation, est en attente de financements européens qui pourraient intervenir dans les prochaines semaines.
   
A propos de la menace de nationalisation temporaire brandie au cours des négociations par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, Jean-Marc Ayrault a indiqué qu'une telle démarche pouvait se justifier dans certains cas mais n'était pas efficace pour une entreprise en panne de débouchés ou en manque de compétitivité.

Enfin, le Premier ministre s'est félicité que les engagements pris par ArcelorMittal soient "inconditionnels", même s'il a tenu à rester prudent, en expliquant que le gouvernement "utilisera tous les moyens nécessaires en cas de non-respect" de cet accord. L'Elysée précise de son côté que "les moyens de pression ne disparaissent pas avec l'annonce" du gouvernement. "Si M. Mittal se comportait comme un homme qui ne respecte pas sa parole, il y a des moyens de pression". 

Syndicats et élus restent prudents

Les réactions sont plutôt mesurées pour le moment. Le maire PS de Florange Philippe Tarillon s'est dit "sceptique". Contacté par l'AFP, l'élu a qualifié l'accord "d'acceptable dans son principe" mais se demande où sont "les assurances que cette parole sera tenue ?". "Comme les salariés j'ai du mal à croire en sa parole", a-t-il ajouté. "Je respecte la déception des gens qui ont mené et mènent encore une lutte digne et courageuse".

Fred Maris, député CGT, est lui plus vindicatif. "On critiquait Sarkozy qui s'est fait enfumer sur Gandrange, mais Hollande s'est fait enfumer sur Florange", explique-t-il à iTélé. "On a été lâché par le gouvernement. On ne va pas précipiter les choses, mais on va encore entendre parler des ArcelorMittal".

Le site industriel d'ArcelorMittal à Florange

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