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Evacuation de Notre-Dame-des-Landes - José Bové sur RTL : "On ne peut pas passer en force contre les citoyens"

Le porte-parole du ministère de l'intérieur, Pierre-Henry Brandet et le militant écologiste, José Bové, étaient les invités de "RTL&Vous" vendredi matin. Une importante opération d'évacuation des squatteurs de Notre-Dame-des-Landes est prévue vendredi. Environ 500 gendarmes vont être mobilisés pour déloger les personnes installées sur le site du futur aéroport contesté. Au micro de Laurent Bazin, Pierre-Henry Brandet parle de "la détermination des forces de l'ordre et des pouvoirs publiques à évacuer les sites qui sont occupés illégalement" et affirme que "la force strictement nécessaire sera employée pour faire respecter la loi". José Bové a lui apporté son soutien aux manifestants parlant de la "légitimité de résister" et que l'on ne pouvait "pas passer en force contre les citoyens". Il appelle également à "se réunir autour d'une table" pour débattre sur ce dossier.

José Bové
José Bové Crédit : DR
Micro RTL
La rédaction de RTL et Laurent Bazin

La proposition d'un médiateur ignorée

Le gouvernement a lancé vendredi matin une opération d'évacuation des squatteurs du site, montrant sa détermination de mener coûte que coûte le projet et ignorant la proposition des écologistes de nommer un médiateur.

"Une importante opération est actuellement menée en plusieurs points sur la zone d'implantation de l'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, présent sur place.

Le gouvernement, qui assure que le projet "se fera" coûte que coûte, affiche ainsi la plus grande fermeté, ignorant, à leur grand dam, la proposition des écologistes de nommer un médiateur.

Mardi, le ministre de l'Intérieur avait qualifié de "totale" la "détermination du gouvernement" à porter ce projet et à "faire respecter la loi". "Il y a des occupations illicites, l'Etat évidemment sera ferme et il y aura en temps utile (..) des évacuations parce que nous devons être très déterminés", avait ajouté Manuel Valls.

M. Ayrault a aussi reçu le soutien du ministre de la Défense et ancien président (PS) de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian, "totalement solidaire".

Bruno Le Roux, président des députés PS, a, lui, reproché implicitement aux élus écologistes, qui sont allés manifester samedi dernier avec plusieurs milliers de protestataires, de s'associer à une "guérilla contre des décisions démocratiques".

Comment sortir de ce qui ressemble à une impasse ? A aucun moment, il n'est évoqué la possibilité de nommer un "médiateur" sur ce dossier, comme le réclament depuis plus d'une semaine, le patron d'EELV Pascal Durand, le chef de file des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé ou la coprésidente du groupe des députés écolos Barbara Pompili.

"On constate une situation de blocage. Il faut arrêter d'essayer de passer en force. Donc nous continuons de demander un médiateur", a déclaré Pascal Durand, affirmant que depuis que cette proposition a été faite, c'était "le silence" côté gouvernement.

"La méthode qui est la marque de fabrique de ce gouvernement, à savoir le dialogue, ne se met pas en place sur cette question-là", regrette-t-il alors que Barbara Pompili estime qu'il fallait "trouver une sortie par le haut".

"Le débat a été à son terme et donc aujourd'hui il n'y a pas de raison de mettre en place un médiateur", affirmait la nouvelle co-porte-parole du PS, Frédérique Espagnac en début de semaine.

Les responsables EELV font valoir, comme d'autres détracteurs du projet, que sur le terrain juridique, des recours sont encore possibles. Ils estiment également que le débat peut être rouvert et le projet réexaminé, compte tenu de la détérioration des finances publiques.

Ils espèrent que l'examen, au niveau européen, d'un recours déposé pour non-respect de la directive-cadre sur l'eau qui protège les zones humides comme celle du bocage de Notre-Dame-des-Landes débouchera sur une condamnation de la France par la Cour européenne de justice.

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Evacuation de Notre-Dame-des-Landes - José Bové sur RTL : "On ne peut pas passer en force contre les citoyens"
Le porte-parole du ministère de l'intérieur, Pierre-Henry Brandet et le militant écologiste, José Bové, étaient les invités de "RTL&Vous" vendredi matin. Une importante opération d'évacuation des squatteurs de Notre-Dame-des-Landes est prévue vendredi. Environ 500 gendarmes vont être mobilisés pour déloger les personnes installées sur le site du futur aéroport contesté. Au micro de Laurent Bazin, Pierre-Henry Brandet parle de "la détermination des forces de l'ordre et des pouvoirs publiques à évacuer les sites qui sont occupés illégalement" et affirme que "la force strictement nécessaire sera employée pour faire respecter la loi". José Bové a lui apporté son soutien aux manifestants parlant de la "légitimité de résister" et que l'on ne pouvait "pas passer en force contre les citoyens". Il appelle également à "se réunir autour d'une table" pour débattre sur ce dossier.
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2012-11-23 08:30:00
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