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Eté 2012 : des méduses, toujours des méduses !

L'été signifie aussi le retour des méduses. Alors prenez garde, notamment sur la Côte d'Azur. Un site Internet a même été mis en place permettant de savoir où s'installent de nombreux spécimens. Il définit, en fonction de trois grandes zones, le degré du risque d'échouage des méduses: minimum (point bleu), modéré (vert) et maximum (rouge). On y apprend ainsi que l'indicateur sera au rouge samedi pour les touristes arrivant à Nice.

Une méduse Pelagia noctiluca dans un seau, à l'Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer, le 6 juillet 2012
Une méduse Pelagia noctiluca dans un seau, à l'Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer, le 6 juillet 2012 Crédit : AFP/Archives, Valery Hache
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La rédaction numérique de RTL
et Carole Laporte-Many

Une technologie inédite

Dans la profonde rade de Villefranche-sur-Mer, les scientifiques ont installé un "démonstrateur" inédit en France, grande bouée munie de capteurs mesurant par exemple les courants ou la salinité. La nuit, lorsque les méduses sont en surface, une caméra transmet leur image vers le laboratoire. "La technologie est vraiment exceptionnelle", insiste Gabriel Gorsky, directeur de l'Observatoire océanologique. A cette bouée, d'un coût de 300.000 euros, devraient venir s'ajouter bientôt de "petites bouées" munies de caméras (environ 7.000 euros pièce) réparties le long des côtes, espèrent les chercheurs. "Je ne sais pas si c'est efficace, mais on va l'apprendre cet été", dit Gabriel Gorsky, avec toute la prudence du scientifique. Parallèlement, "il faut centraliser l'information venant par exemple des maîtres-nageurs", préconise-t-il. Philippe Bardey, PDG d'une société associée au projet, met déjà à disposition son site alimenté par les observations des baigneurs, de la frontière italienne jusqu'à Marseille. "La participation éco-citoyenne est une tendance mondiale", note-t-il.

Des prévisions pas encore optimales ?

Les prévisions de MedAzur pourraient déjà être plus fines, glisse M. Gorsky, devant plusieurs élus. Mais les maires du littoral accepteront-ils d'être placés en alerte rouge? Silence prudent. En attendant, les vacanciers peuvent aussi se renseigner auprès de leur plage favorite, ou encore porter comme en Australie des vêtements longs en tissus micro-poreux. Certaines communes se dotent aussi de filets protecteurs. "Les méduses appartiennent à la nature, on doit cohabiter, nous ne voulons pas les exterminer", précise le scientifique.

La redoutée Pelagia noctiluca aux tentacules violacées, très présente depuis une dizaine d'années, provoque des sensations de brûlures, des démangeaisons, voire des allergies. Les méduses vivent jusqu'à 400 mètres de profondeur et remontent à la surface la nuit. Lorsque les courants (notamment le "liguro-provençal" qui va de l'Italie à l'Espagne) les entraînent vers des eaux peu profondes, elles ne peuvent plus migrer et meurent en s'échouant.

Consulter le site Internet Medazur

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