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Geoffroy Roux de Bézieux sur RTL: "Il faut un entrepreneur à la tête du Medef"

Geoffroy Roux De Bezieu, l'un des trois adversaires de Laurence Parisot pour la prochaine élection du MEDEF, était l'invité de Yves Calvi sur RTL mercredi

Geoffroy Roux de Bézieux
Geoffroy Roux de Bézieux Crédit : La rédaction de RTL

L'occasion pour le patron de Virgin Mobile (Omea Telecom), âgé de 50 ans, de regretter la volonté de Parisot de rester à la tête de l'organisation pour un mandat supplémentaire, droit que cette dernière a obtenu lundi avec la modification des statuts, qui permettent à la présidente du Medef depuis 2005 de briguer un nouveau mandat.

Quatre autres candidats feront face à Laurence Parisot le 1er juillet prochain : Thibault Lanxade (patron parisien de PME) Pierre Gattaz (président du Groupe des fédérations industrielles) , Jean-Claude Volot (l'ancien médiateur de la sous-traitance) et le Geoffroy Roux de Bézieux, présenté comme le candidat du compromis. Il s'explique sur RTL

Laurence Parisot tente-elle un putsch au Medef ?

"Je ne crois pas. Elle a fait part de son ambition mais nous avons un processus démocratique. On va voter la semaine prochaine et si ce cote est positif, ce que je ne crois pas, nous voterons ensuite en assemblée générale. Le vrai sujet, ce n'est pas Laurence Parisot. Si ses statuts sont changés, ils le seront pour tous les présidents. Je crois qu'il faut des mandants courts. Là, on parle d'un mandant de cinq ans sans limite de renouvellement. Est-ce qu'on veut un vrai patron en activité à la tête du Medef ? Qui reste les pieds dans son entreprise ? Et ce n'est pas possible pendant 10 ou 15 ans."

Vous dites que Laurence Parisot est déconnectée du monde de l'entreprise ?

"Au bout de  5-10 ans, on perd le pouls de l'entreprise. Ce qui fait notre légitimité, quand il va voir le gouvernement, il faur qu'il puisse répondre sir ce qui se passe avec les salariés. Ce lien avec les entreprises est essentiel"

Vous estimez que Laurent Parisot a un bon bilan ?

"Oui, Laurence Parisot a un bon bilan.  Le sujet n'est pas pour ou contre Laurence Parisot. Mais plutôt, faut-il ou non un entrepreneur à la tête du Medef."

Certains réclament un vote à bulletin secret lors du conseil exécutif ?

"C'est ce qui est prévu. C'est normal"

Laurent Parisot traite ses adversaires de lâches et elle dit "venez m'affronter", votre avis ?


"Encore une fois, les médias en font un affrontement mano a mano. La question porte sur le type de président que l'on veut. Et les mandats longs ne sont pas une solution"

Ne craigniez-vous un sketch comme lors de l'élection du président de l'UMP ?

"J'espère que non. L'exemple de l'UMP n'est pas l'exemple que l'on veut suivre. Si le vote est positif, bien sur, on se rangera à cet avis là et il y aura une élection avec Laurence Parisot."

On peut vous considérer comme le premier outsider, voir un candidat de synthèse. Pense t-il pouvoir calmer les tensions qui sont vives actuellement ?

"Les tensions sont superficielles car elles sont très médiatisées. Mais, ce qui compte pour les 2 millions d'entrepreneurs français, c'est d'arriver à sortir de la crise par le haut. Nous sommes dans une crise de mutation très profonde et nous ne pouvons plus accumuler les dettes. Le MEDEF a un rôle essentiel à jouer, notamment dans la paritarisme, pour rénover ce qui doit l'être."

Votre ambition pour le MEDEF, c'est quoi ?


"La première tâche sera la négociation de l'assurance chômage. Nous avons un régime très difficile, avec 18 milliards d'euros à la gfin de l'année 2013. On a fait des réformes légères dans les années précédentes. Cette fois-ci, on ne pourra pas faire l'économie d'une vraie remise à plat du système. Des intermittents aux frontaliers en passant également par le régime général. On est  à 5 milliards de déficit pour 2013. Il ne faut pas croire, comme j'entends les ministres le dire, qu'on va attendre la croissance. La crise est là pour durer. Il faut rénonver ce modèle qui date de 1945 (1958 pour l'assurance chômage)."

Votre programme parle de promouvoir une "société du risque", ça veut dire quoi ?

"On n'a pas le choix. Nous sommes prix en étau par le continent américain qui innove, l'Asie qui fabrique pas chèr et les pays émergents, Russie et Brésil, qui ont la rente minière. En Europe, nous n'avons que la dette. On ne va pas retrouver la croissance en ne faisant rien. Il faut prendre des risques, innover et faire de la recherche. Quand je vois Arnaud Montebourg (ministre du Redressement productif), j'aimerais qu'il s'occupe plus des créations, des innovations et moins de sauver ceux qui peut être sauvé quelque fois mais on doit accepter que certaines entreprises, dans certains secteurs, doivent disparaitre"

Le gouvernement actuel malmène t-il les entrepreneurs pour des raisons idéologiques ?

"Au début, oui, il y a eu des mots malheureux. Moins maintenant car le gouvernement a pris conscience qu'il a besoin de tout le monde pour redresser ce pays. L'économie de marché, c'est l'économie de la confiance. Ça ne marche que comme ça, de la pizzeria du coin à la multinationale".

































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