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Dette : un referendum en Grèce sur l'accord européen

Le plan d'aide à la Grèce, décidé la semaine dernière lors du sommet européen de Bruxelles pour effacer une partie de la dette publique du pays, a peut-être du plomb dans l'aile. Le Premier ministre grec Georges Papandréou a créé la surprise lundi en annonçant l'organisation d'un referendum et d'un vote de confiance au Parlement sur l'accord européen. Un vote de confiance qui devrait intervenir vendredi. Le pari du chef du gouvernement socialiste intervient alors que son pays entre dans une série de négociations techniques très sensibles avec ses partenaires européens et ses banques créancières, qui ont accepté jeudi dernier d'échanger les obligations grecques qu'elles détiennent contre de nouveaux titres dont la valeur est réduite de 50%.

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La rédaction de RTL et Alexia Kefalas

Les Grecs "veulent-ils l'adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs n'en veulent pas, il ne sera pas adopté", a déclaré le Premier ministre à des élus du Parti socialiste (Pasok) au pouvoir. "Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement", a-t-il ajouté.

Georges Papandréou dispose d'une faible majorité de 153 députés au  Parlement (sur 300 sièges), mais fait face à une montée des oppositions au sein de son propre parti. La date du référendum n'a pas été fixée mais il devrait être organisé d'ici quelques semaines, une fois le plan finalisé, a précisé le chef du gouvernement.

Il a, en outre, demandé un vote de confiance pour avoir le soutien nécessaire afin de poursuivre sa politique pour le reste de son mandat qui se termine en 2013.

Pour Ilias Nikolakoulos, politologue, la décision "dangereuse" de Georges Papandréou relève d'une "réaction de panique" devant l'effondrement que subit le Pasok dans les sondages. Jusqu'à présent, la Grèce a connu un seul référendum en 1974 après la dictature des colonels.

***Retour sur l'accord

Jeudi dernier, au terme d'un sommet marathon, les dirigeants européens ont trouvé un accord avec les banques pour effacer une partie de la dette grecque détenue par les banques créancières du pays. L'accord conclu avec les banques porte sur un renoncement de 50% de leurs créances, soit cent milliards d'euros sur un total d'endettement public du pays de 350 milliards d'euros. Athènes recevra en outre de nouveaux prêts internationaux de 100 milliards d'euros également d'ici fin 2014, dans le cadre d'un programme qui remplace celui de 109 milliards d'euros décidé en juillet par l'UE et le FMI.

La dette de la Grèce s'élève à 350 milliards d'euros, soit environ 160% de son PIB. Selon les termes de l'accord, la dette devrait être ramenée à 120% du PIB d'ici 2020.

Des manifestations se sont déroulées dans de nombreuses villes vendredi dernier à l'occasion des défilés de la fête nationale, pour protester contre les conséquences de l'accord européen qui donnent aux créanciers plus de contrôle sur la politique budgétaire du pays, faisant craindre à certains une perte totale de souveraineté.

Un sondage paru le week-end dernier montre qu'une majorité de Grecs jugent les décisions du sommet européen négatives, 12,6% seulement les jugeant positives. Le sondage, mené par l'institut Kapa Research pour le journal To Vima, a été mené auprès de 1.009 personnes.

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