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Vitesse à 80 km/h : le gouvernement inflexible

RTL MIDI : Vitesse à 80 km/h, le gouvernement inflexible ; Faut-il supprimer les hôtesses lors des salons et événements sportifs ?

Les auditeurs ont la parole
Les auditeurs ont la parole du 08 mars 2018
Crédit Média : Stéphane Carpentier,Christelle Rebière Crédit Image : SEBASTIEN BOZON / AFP

Malgré la grogne, le gouvernement ne fera pas marche arrière: la vitesse sera bien limitée à 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateurs de voie le 1er juillet, mais cette mesure impopulaire sera réexaminée en 2020. 

L'exécutif a tenu à couper court aux appels à aménager cette décision annoncée début janvier par le Premier ministre Edouard Philippe pour "sauver 300 à 400 vies par an". 
"Le dispositif prévu" sera mis en oeuvre, a affirmé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. 

Mais, a-t-il confirmé, une évaluation sera faite deux ans plus tard sur son "efficacité", c'est-à-dire sur la base du nombre d'accidents que la réduction de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h aura permis d'éviter. 

Depuis l'annonce par Edouard Philippe, le mécontentement n'a cessé de monter et contribue à expliquer la baisse sensible d'Emmanuel Macron et du Premier ministre dans les sondages, selon les instituts. 



C'est l'un des facteurs d'impopularité de l'exécutif, "avec la hausse de la CSG, des prix du tabac et des carburants", avancent des proches du pouvoir. 

A l'aide de manifestations ou de pétitions, la bataille est menée sur le terrain par les associations de motards et d'automobilistes, mais aussi de nombreux élus des régions rurales. 

"C'est une mesure inégalitaire, injuste et inefficace. Arrêtons d'emmerder les gens !", a lancé le député de la Manche Philippe Gosselin (LR) mercredi dans les couloirs du Palais Bourbon. 

Christian Jacob, patron des députés LR, y voit un nouveau manque de considération du pouvoir à l'égard des territoires ruraux, "plus concernés que les territoires urbains". 

La semaine dernière, 28 présidents de départements avaient appelé le gouvernement à appliquer plutôt la mesure au "cas par cas", surtout sur les axes accidentogènes. 

Même des élus LREM montent au créneau, à l'image de Benoît Simian, député de Gironde, qui propose de limiter la vitesse uniquement pour les routes "où il n'y a pas de marquage au sol". 

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