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VIDÉO - Somnolence au volant : RTL a mené une expérience qui "fait froid dans le dos"

Christophe Bourroux, spécialiste auto chez RTL, s’est prêté à une expérimentation en partenariat avec Vinci, afin d’évaluer les risques liés à la somnolence et l’inattention au volant en conditions réelles de conduite.

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Somnolence au volant : RTL a mené une expérience qui "fait froid dans le dos"
Crédit Média : RTL Crédit Image : Toucango
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À la veille des premiers grands départs en vacances, le spécialiste auto de RTL, Christophe Bourroux, a mené une expérience originale avec la Fondation Vinci Autoroute sur l'endormissement et l'inattention au volant. L’hypovigilance peut être traduite par deux types de comportement, la distraction et la somnolence.

La somnolence est la première cause d’accident mortel sur autoroute avec 30% des accidents (loin devant l'alcool - 1 sur 6 - et la vitesse - 1 sur 10), et le smartphone au volant est responsable d’un accident corporel sur 10.

Au départ de RTL à Neuilly-sur-Seine, le journaliste, muni de capteurs et suivi par le docteur Maria-Antonia Quera-Salva du centre du sommeil de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, a parcouru 1.548 kilomètres. Son trajet a consisté en un Paris-Biarritz effectué de jour au départ de RTL, et en un retour réalisé de nuit à 24 heures d’intervalle.

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Lors du voyage aller, 32 kilomètres ont été parcourus sur toute la durée du trajet, au cours desquels le regard du journaliste a été détourné de la route vers son smartphone. Cela correspond à 17 minutes cumulées où son attention n’est pas portée sur la route. Deux séquences d’inattention supérieures à 1 minute ont même été enregistrées, ce qui équivaut, à 130 km/h, à 2,1 kilomètres parcourus sans regarder une seule fois la route.

Nous pensons tous pouvoir être assez éveillés pour continuer notre trajet alors même que notre corps nous dit le contraire

Christophe Bourroux, spécialiste auto de RTL
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Au retour, 101 kilomètres ont été parcourus sur toute la durée du trajet (soit 1/7e du trajet) en montrant des signes de somnolence. Surtout, deux minutes cumulées de sommeil réel entre 4h et 5h ont été enregistrées par l’électro-encéphalogramme, soit plus de 4 kilomètres. Une période de sommeil de 24 secondes consécutives a même été enregistrée à 4h53, soit 864 mètres - l’équivalent de 8 terrains de football - parcourus à 130 km/h en dormant.

Pour Christophe Bourroux, cette expérience est riche d'enseignements. "Ce sont des chiffres spectaculaires, qui font froid dans le dos, car il y a un énorme décalage entre ce que l’on ressent et ce que montrent les enregistrements, explique le journaliste. Nous pensons tous pouvoir être assez éveillés pour continuer notre trajet alors même que notre corps nous dit le contraire, et cela malgré l’expérience importante qui est la mienne en matière de conduite".

Pour Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation Vinci Autoroutes pour une conduite responsable, "cette expérience rappelle que la conduite de nuit augmente de manière significative le risque de somnolence au volant, et notamment sur les derniers kilomètres du trajet. Pour mémoire, 28% des accidents mortels sur autoroute ont lieu de nuit entre 22 heures et 6 heures alors que cette période ne totalise en temps normal que 9% du trafic".

Beaucoup de voyageurs prendront la route à compter de ce vendredi 6 juillet dans la soirée. Bernadette Moreau recommande "d’anticiper le risque d’endormissement à tout moment de la journée, et a fortiori la nuit, en sachant reconnaître les signes de somnolence et en s’arrêtant régulièrement, au minimum toutes les 2 heures".

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