1 min de lecture Terrorisme

Terrorisme : "La menace reste très élevée, elle est plus diffuse", dit Molins sur RTL

INVITÉ RTL - Le procureur de Paris a expliqué que cette menace était plus difficile à cerner, parce qu'il faut notamment repérer des gens "qui ne sont pas dans les écrans radars" des autorités.

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"On n'est aujourd'hui confronté à une menace terroriste qui a muté" affirme François Molins Crédit Image : Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS pour RTL | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Elizabeth Martichoux et Yves Calvi

La menace terroriste en France est en pleine mutation, mais reste "très élevée". Ce constat est signé François Molins, invité exceptionnel de RTL ce mardi 23 janvier. Le procureur de Paris a notamment expliqué que cette menace, qui autrefois venait de l'extérieur provenait désormais davantage de "l'intérieur", ce qui rend le travail des services de renseignement plus compliqué.

Ce changement s'explique notamment par "le délitement du califat, compte-tenu de la situation militaire en Irak et en Syrie", a rappelé François Molins. "C'est la raison pour laquelle Daesh dit à ses combattants : 'Ne venez pas nous rejoindre, restez chez vous, et commettez des actions terroristes sur vos territoires nationaux'".

En conséquence, les jihadistes français sont de moins en moins nombreux à vouloir se rendre en Irak et et Syrie, et certains n'hésitent pas à suivre à la lettre les consignes données par l'organisation État islamique. François Molins est par exemple revenu sur l'individu arrêté samedi 20 janvier. "Certains éléments ont montré que quelque chose se préparait", a révélé le procureur de Paris. "On est clairement face à ce qu'on pourrait qualifier d'attentat déjoué", a-t-il affirmé. 

Repérer des "gens pas connus des services de renseignement"

Mais ce qui rend la tâche plus difficile aux services de renseignement, c'est que cette menace est désormais "plus diffuse", "plus difficile à cerner". En grande partie parce que les individus concernés sont des "gens qui ne sont pas connus des services de renseignement". "Il faut désormais repérer des gens qui ne sont pas dans les écrans radars", a précisé le procureur de Paris. 

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C'était notamment le cas de l'homme arrêté dans le Gard. S'il avait prêté allégeance à Daesh, il n'avait aucun antécédent judiciaire, n'était pas connu des services de police et n'avait pas tenté de se rendre en Irak et en Syrie. C'est son activité sur les réseaux sociaux qui a pu permettre son arrestation, a dévoilé François Molins. 

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