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Roi du Maroc : le journaliste Eric Laurent concède un "accord financier" mais réfute tout "chantage"

L'avocat du journaliste a expliqué que son client "assume" avoir consenti à rechercher un arrangement financier en raison d'un contexte personnel difficile.

Le roi Mohammed VI, en 2014
Le roi Mohammed VI, en 2014 Crédit : FETHI BELAID / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le journaliste Éric Laurent a concédé avoir cherché un "accord financier" avec le Maroc autour de son livre, mais a réfuté tout chantage ou extorsion de fonds, dénonçant au contraire un "traquenard" et une "manipulation" de Rabat. "Éric Laurent reconnaît et assume, pour des raisons qui tiennent à un contexte personnel difficile, avoir consenti à rechercher un accord financier, dans des conditions totalement étrangères à un chantage ou une extorsion de fonds", a déclaré son avocat, Me William Bourdon.

"Rien dans le dossier n'établit (...) que l'un ou l'autre des journalistes aurait initié une discussion de nature financière et pas plus n'aurait exigé un paiement en contrepartie de la renonciation à publier le livre", a ajouté le défenseur d’Éric Laurent. Ce dernier a été mis en examen, dans la nuit de vendredi à samedi, comme sa consœur Catherine Graciet, pour chantage et extorsion de fonds. Tous deuxsont soupçonnés d'avoir exigé trois, puis deux millions d'euros du Maroc, en échange de l'abandon de leur projet de livre et d'informations compromettantes sur la royauté.

Une "opération politique" de Rabat selon la défense

William Bourdon dénonce "l'opération de désinformation ahurissante menée depuis 48 heures par l'avocat de Rabat", une "tentative de manipulation de l'opinion publique (qui) n'est que le prolongement d'une première manipulation, soit le traquenard ourdi par Me Naciri, émissaire du roi, pour piéger les journalistes". "Ce dossier apparaît aujourd'hui comme une opération politique de Rabat pour mettre en scène de façon opportuniste sa victimisation, dans des conditions de complaisance qui ne laissent pas à poser question", a ajouté l'avocat. Selon lui, "le zèle des agents français apparaît hors normes, illustré par la désignation de trois juges d'instruction, d'évidence hors de proportion avec les faits".

"On a voulu aussi diaboliser, discréditer les seuls journalistes qui aujourd'hui dénoncent les dérives de la monarchie chérifienne et dont l'enquête est de nature à révéler de lourds secrets", poursuit-il. "Un non-lieu sera demandé en temps et en heure", a ajouté l'avocat, qui compte également mettre au jour (...) "comment a été conçu, élaboré et avec quels appuis ce coup monté".

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