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Pour sauver son école, la mairie offre un logement à des parents sur Leboncoin

Pour sauver son école, le maire d'un village a publié une annonce sur Leboncoin : un logement offert à une famille avec au moins deux enfants en bas âge. Objectif : faire venir des familles pour éviter la fermeture de l'école.

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Pour sauver son école, la mairie offre un logement à des parents sur Leboncoin Crédit Image : FRED DUFOUR / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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C'est une petite annonce étonnante. "Hébergement gratuit pour famille ayant au moins deux enfants en bas âge". Voilà l'annonce postée ce week-end par la mairie de Gréalou dans le Lot. Une annonce mise en ligne sur le site Leboncoin pour sauver l'école de ce village de 270 habitants. Aujourd'hui, elle accueille 34 élèves, répartis dans deux classes : une maternelle et une classe primaire.

Problème, à la rentrée prochaine, ils ne seront que 30. Résultat, la classe des petits risque d’être supprimée et l'école aussi s’inquiète le maire qui a donc eu l'idée de cette petite annonce. "Je dors plutôt mal ces derniers temps, une nuit j'ai pensé à ça", explique-t-il. Et ça fonctionne. L'appartement communal qui étant vacant depuis plusieurs semaines a trouvé preneur très vite, raconte ce matin La Dépêche du Midi.

Depuis, les appels continuent. Pour ceux que cela intéresse, il reste deux appartements, en location cette fois. La mairie a également investi 200.000 euros dans la construction d'un lotissement. Sur les 13 lots, 8 ont déjà été vendus à de jeunes couples, toujours pour sauver l'école.

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Macron en Corse

Ce sera l'image du jour : Emmanuel Macron en Corse. Un déplacement qui fait la une de bon nombre de journaux. "La Corse quelle histoire !", titre ainsi La Croix. "Le moment corse", pour la une de Libération. "Le piège corse", pour l'Opinion, et un dessin signé KAK qui résume à sa manière la situation.

On y voit Emmanuel Macron au milieu de Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, les deux élus nationalistes. "Nous voulons un statut fiscal spécifique", lance le premier. "Mais vous ne payez pas d’impôts", dit le président. "Justement ça ne vous coûterait rien" répondent-ils.

Celui qui a arrêté Colonna

Au cœur de la visite d'Emmanuel Macron, il y a bien sur la question du statut de l’île, mais aussi cet hommage qui sera rendu à Claude Erignac, 20 jours pour jour après son assassinat. Ouest France a rencontré celui qui a arrêté Yvan Colonna. Frédéric Veaux, aujourd'hui préfet de Mayenne, a été nommé patron de la PJ d'Ajaccio quelques semaines seulement après l'assassinat du préfet.

On lui propose une garde rapprochée, il refuse. "Je ne faisais pas le fanfaron, explique-t-il, mais je ne voulais pas envoyer de mauvais signal". Pendant des mois, c'est lui qui dirige l’enquête sur l'assassinat du préfet, sur fond de guerre des polices. Ses investigations le mènent sur la piste du chauffeur du commando. Au final, huit hommes sont mis en examen en 1999. Huit hommes dont Yvan Colonna, en fuite.

Frédéric Veaux quitte l’île un an plus tard, en 2000, direction Lille. Mais très vite, il est nommé à la Division nationale antiterroriste. Un tournant. Quelques années plus tard, il devient le bras droit de Bernard Squarcini, le patron de la nouvelle Direction centrale du renseignement créée par Nicolas Sarkozy.

C'est là qu'en 2003 le Raid l'appelle. Le berger de Cargèse a été localisé. On attend Frédéric Veaux à Ajaccio. L’opération doit rester secrète, alors il part de Paris en catimini. "J'ai prétexté aux collègues un impératif familial". Quelques heures plus tard, il se retrouve face à Yvan Colonna, interpellé par deux hommes du Raid.

"Je me suis approché. La procédure imposant qu'il me donne son identité, je lui ai dit, intuitivement : 'Bonjour, je suis Frédéric Veaux et vous, vous êtes qui ?' Dans un petit sourire, il m'a répondu : 'Moi, je suis Yvan Colonna. Je vis dans le maquis.' C'est alors que la perquisition a commencé", raconte-t-il à Ouest France.

Frédéric Veaux passera avec Colonna ses dernières heures sur le sol de son île. "Je lui ai dit que je le trouvais sympathique. Avant, il y avait eu des mois de travail, du stress. Mais ce tutoiement était dit dans le feu de l'action. Bien sûr, je n'ai jamais eu de sympathie pour un tueur."

Hier à Laval, Frédéric Veaux a dévoilé une plaque à la mémoire de Claude Erignac. L'ancien flic n'aurait jamais cru rendre, un jour, ainsi hommage, dans son propre hôtel préfectoral, à un préfet dont il a arrêté l'assassin.

Le patron du Bataclan se confie

Autre témoignage passionnant à lire ce matin, celui du patron du Bataclan. Au lendemain du premier jour du procès de Salah Abdeslam, Jules Frutos s'est confié au Parisien/Aujourd'hui en France.

"On rame, dit-il. On avance à petits pas, mais c'est difficile, c'est compliqué de faire venir certains artistes, des Français notamment qui avaient pourtant promis qu'ils reviendraient". "Le nombre de spectacles a baissé de 30% l'an dernier par rapport à une année normale. Pas question pour autant de fermer la salle, d'en faire un mausolée, comme certains le réclament. Ce serait comme brûler des livres", conclut-il.

Halte aux portables ce 6 février

C'est aujourd'hui la Journée sans portable. "Débranchez-vous"!, lance ainsi La Provence. Le Figaro en profite pour revenir sur l'origine des mots de ces objets qu'on utilise tous les jours :
"téléphone" mais aussi "ordinateur" ou encore "mail".

C'est à un Français qu'on doit le mot "ordinateur" : Jacques Perret, professeur de philologie à la Sorbonne. Le "mail", qui est aujourd'hui un anglicisme, est à la base un mot français. Il est issu du mot "male", qui deviendra ensuite "malle", le sac, le coffre qui permet de transporter ses affaires pour un voyage.

Et à ceux qui disent "halte aux écrans", reconnaissez que c'est parfois utile non ?  Ça peut même sauver des écoles !

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2018-02-06 11:40:00
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