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"Plus on va sur Internet, plus on est malheureux", explique Isabelle Saporta

Selon différentes études, se rendre sur internet, et notamment sur les réseaux sociaux, rendrait malheureux. Les jeunes craignent même le futur. Se désintoxiquer devient donc primordial pour croire de nouveau en l'avenir.

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"Plus on va sur internet, plus on est malheureux", explique Isabelle Saporta Crédit Image : Nicolas Gouhier / RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Isabelle Saporta
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Aujourd'hui, j'ai envie de vous faire découvrir un livre… qui m'a donné froid dans le dos ! C'est un livre qu’il faut probablement lire avec un comprimé de Lexomil ou de Prozac à la main. Il est signé du très sérieux Daniel Cohen, directeur du département d'économie de l'école normale supérieure… Son titre ? Il faut dire que les temps ont changé.

Et ce matin je vous conseille de le lire pour enfin croire en l'avenir ! Parce qu'aujourd'hui, malgré les immenses promesses technologiques, nos jeunes n'y croient plus. Ils ne sont que 13% à nous dire qu'ils voudraient vivre dans le futur. Pourquoi ce blues ? À cause des écrans qui ont envahi nos vies et dont il va falloir se désintoxiquer.

Daniel Cohen rapporte ainsi une étude qui fait froid dans le dos. On y apprend que plus on passe de temps sur le web, et plus on se sent seul. Certes, j'entends déjà les adorateurs d'Internet me susurrer à l'oreille : "qui de l’œuf ou de la poule" ? Est-ce parce que nous sommes tristes que nous allons sur internet ? Ou est-ce d'aller sur internet qui nous rend tristes ?

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Facebook rend malheureux

Eh bien, il semblerait que ce soit d'aller sur internet qui nous file le blues. On a ainsi demandé à des jeunes d'envoyer un message 5 fois par jour dans lequel ils doivent indiquer s'ils sont heureux ou tristes et combien de temps ils ont passé sur Facebook. Eh bien, plus ils utilisent Facebook, plus ils se déclarent malheureux.

Une étude danoise va, elle aussi, dans le même sens. Elle a séparé une population en deux groupes : ceux qui sont privés de Facebook et ceux qui continuent à l'utiliser. À la fin de la semaine, ceux qui ont cessé d'utiliser Facebook se sentent moins seuls, moins déprimés, et plus heureux.

Pire.  Les réseaux sociaux nous désocialisent. Seuls 25% des jeunes sortent quotidiennement avec leurs copains, soit 1 jeune sur 4… Effarant. 

Actualités et politique face aux réseaux sociaux

Et que dit Daniel Cohen sur le rapport de ces jeunes à la politique ? Là, ça frôle carrément le cauchemar ! On oscillerait entre apathie et radicalité. Cohen y voit l'œuvre du côté obscur de la viralité des réseaux sociaux. Quand tout va bien, les réseaux sociaux nous font cliquer par dizaine de milliers sur une image touchante de bébé lapin qui rendrait anti-chasse le chasseur le plus convaincu. 

Mais quand tout va mal, ils propagent tout aussi facilement une radicalité haineuse. Du coup, pour contre carrer tout ça, on aurait bien besoin de lire le journal sauf que…  Il n'y a plus que 10% des jeunes qui le lisent encore au moins une fois par semaine. Ils étaient 70% à le faire dans les années 1970 ! Et là où ça fait encore plus mal, c'est que, quand ils le lisent, ils ne croient pas les infos qu'ils y trouvent. De quoi jeter le stylo ou éteindre le micro. 

Du coup, je me demande si on ne devrait pas suivre les conseils des grands patrons de la Silicon Valley qui tous, sans exception – je dis bien tous - interdisent les écrans à leurs bambins. Ou écouter ces anciens cadres de Facebook qui nous incitent à quitter les réseaux sociaux. 

Sinon, à en croire Daniel Cohen, nous pourrions finir comme le héros malheureux du film Her du cinéaste américain Spike Jonze, à tomber amoureux d'un logiciel qui finira par nous larguer ! Alors lisons, échangeons, écoutons RTL, allons au troquet ! Ça c’est notre ADN de Gaulois ! Et c’est très bien comme ça. 

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Selon différentes études, se rendre sur internet, et notamment sur les réseaux sociaux, rendrait malheureux. Les jeunes craignent même le futur. Se désintoxiquer devient donc primordial pour croire de nouveau en l'avenir.
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2018-09-05 07:52:00
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