2 min de lecture Économie

Moins de défaillances d'entreprises, mais davantage d'entreprises "zombies"

ÉDITO - Une étude de l'assureur-crédit français Coface confirme la meilleure santé du tissu économique français : les défaillances d'entreprises ont nettement reculé en 2017. Mais gare à une éventuelle hausse des taux d'intérêt.

Eco Menanteau
Moins de défaillances d'entreprises, mais davantage d'entreprises "zombies"
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : AFP / Archives, CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
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Il faut s'en réjouir. Le repli est, en effet, très marqué : le nombre de faillites a baissé de 8% l'an dernier en France. En valeur absolue, le total des défaillances (plus de 53.000) peut paraître élevé, mais il est désormais conforme à la taille de l'économie française et à l'accélération des créations de sociétés dont le nombre a bondi ces dernières années.

Or on sait qu'une nouvelle entreprise sur deux bat de l'aile cinq ans après son lancement. Sans surprise, les TPE composent l'écrasante majorité des avis de décès.

Les grandes sociétés ont-elles pu, elles, traverser la crise sans dommage ? La question est légitime, car le panorama 2017 marque une évolution singulière : la recrudescence des faillites de sociétés matures. Le chiffre est frappant : les défaillances y ont augmenté de 46%.

Ce millésime aura été, en particulier celui de l'épuisement d'une partie des grosses enseignes du commerce de détail. Elles ont été fracassées par l'envolée des champions de la vente en ligne et de la guerre des prix. Une enseigne sur dix a tiré le rideau l'an dernier.

Le consommateur y a trouvé son compte en termes de pouvoir d'achat, mais la facture finale a été réglée par des fermetures d'entreprises et des pertes d'emplois.

Des milliers de sociétés en sursis

La tendance va sans aucun doute continuer de s'améliorer en 2018. La croissance est stabilisée, les mesures en faveur des entreprises vont prendre leur plein effet et, sauf coup de Trafalgar, le nombre de défaillances devrait poursuivre son reflux.

À une condition toutefois : que les taux d'intérêt ne s'enflamment pas. Car la France possède une forte proportion d'entreprises que les spécialistes appellent désormais les "sociétés zombies". Ce sont des boites très peu rentables et très endettées, dont les résultats financiers sont souvent inférieurs aux paiements des intérêts d'emprunt.

Elles représentent tout de même 5% de l'ensemble de nos entreprises. En clair, ces dizaines de milliers de sociétés sont aujourd'hui en sursis : la moindre hausse des taux d'intérêt signerait leu arrêt de mort.

Les plus

- L'État pourrait vendre les 50,6% qu'il détient dans les aéroports de Roissy, Orly et le Bourget. Gains potentiels : 8,5 milliards d'euros.

- Coca Cola va lancer sa première boisson alcoolisée. Marché test : le Japon.

La note du jour

05/20 à SFR. L'opérateur de téléphonie (box, Internet, mobile) est toujours n°1 dans le palmarès des plaintes des consommateurs. Le changement de direction n'est pas encore sensible.

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