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Mercosur : pourquoi la France condamne et risque de perdre 30.000 éleveurs

INVITÉ RTL - Les négociations entre l'Union européenne et le marché commun sud-américain inquiètent la filière bovine française. "Nos éleveurs risquent d'être sacrifiés pour des échanges commerciaux qui nous dépassent", déplore son représentant, Bruno Dufayet.

Des bœufs dans une ferme à Montilliers, dans l'ouest de la France
Des bœufs dans une ferme à Montilliers, dans l'ouest de la France
Crédit : AFP / archives, JEAN-SEBASTIEN EVRARD
Mercosur : pourquoi la France condamne et risque de perdre 30.000 éleveurs
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Yves Calvi & Loïc Farge

Le 55e Salon de l'Agriculture approche : la plus grande ferme de France ouvrira ses portes le samedi 24 février. En attendant, le monde agricole cherche à être rassuré sur son avenir.

En attendant, il entend bien exprimer ses inquiétudes. Les syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) organiseront des manifestations dans toute le France mercredi 21 février, à la veille d'une réception de jeunes agriculteurs à l'Élysée. En cause notamment, le Mercosur.

Le possible feu vert de la France à un accord de l'Union européenne avec les quatre pays du Marché commun du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) risque de provoquer l'entrée de milliers de tonnes de viande bovine sur le territoire français, au grand dam de nos éleveurs.

En écho notamment avec la Confédération paysanne, Bruno Dufayet estime sur RTL que l'État "condamne" notre filière bovine et nos paysans. Le président de la Fédération bovine - qui est également éleveur de Salers dans le Cantal - explique avoir fait chiffrer l'impact que pourrait avoir le cumul de l'accord avec le Mercosur et celui négocié avec le Canada (CETA) : "En France, ce serait 30.000 éleveurs qui disparaîtraient, et 50.000 emplois sur la filière".

"Un sujet économique et de consommation"

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"Lors de ses vœux au monde agricole le 25 janvier à Clermont-Ferrand, Emmanuel Macron nous a expliqué que c'était un très bon accord et que la France allait le signer", poursuit-il. Avant de déplorer : "Ce sont 30.000 éleveurs qu'on va sacrifier pour des échanges économiques qui nous dépassent".

"On veut faire savoir tout ce qu'il y a derrière ces accords et sensibiliser le consommateur", clame Bruno Dufayet, qui participera aux manifestations prévues mercredi.

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