2 min de lecture Maroc

Les deux journalistes soupçonnés de chantage contre le roi du Maroc mis en examen

Les deux journalistes interpellés pour avoir fait du chantage au roi du Maroc ont été mis en examen. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, le 19 juin 2015 dans son palais royal de Rabat
Le roi du Maroc, Mohammed VI, le 19 juin 2015 dans son palais royal de Rabat Crédit : FADEL SENNA / AFP
micro générique
La rédaction de RTL et James Abbott

Les deux journalistes français soupçonnés d'avoir fait chanter le royaume du Maroc ont été mis en examen dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris ce 29 août de source judiciaire. Éric Laurent et Catherine Graciet sont poursuivis pour "chantage" et "extorsion de fonds" et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, qui leur impose notamment de ne pas entrer en contact entre eux ni avec d'autres protagonistes du dossier, selon la même source.
Les deux journalistes qui préparaient un livre sur le Maroc, ont été arrêtés jeudi à Paris à la sortie d'un rendez-vous avec un représentant du Maroc au cours duquel "il y a eu remise et acceptation d'une somme d'argent", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. L'avocat de Catherine Graciet, Me Éric Moutet, a confirmé vendredi soir l'existence d'un "deal financier", dans un "contexte très troublant" et évoque "un piège" dans lequel serait tombé sa cliente. "Le royaume marocain a des comptes évidents à solder avec Catherine Graciet et un nouveau livre sur l'entourage du roi est en préparation au moment où le deal financier se met en place" a-t-il déclaré.

Début 2012, les deux journalistes avaient publié un livre accusateur contre Mohammed VI, Le roi prédateur. L'édition du journal espagnol El Pais avait été interdite sur le territoire marocain le jour où le quotidien avait publié les bonnes feuilles du livre.

Selon le récit de l'avocat du Maroc, Me Eric Dupond-Moretti, l'affaire a débuté le 23 juillet quand Éric Laurent a contacté le cabinet royal et sollicité une rencontre en disant qu'il préparait un livre. Au cours d'un rendez-vous, il aurait proposé de renoncer à son projet de livre monnayant trois millions d'euros. Le Maroc avait alors déposé plainte à Paris, conduisant le Parquet à ouvrir une enquête. Dans ce cadre, des réunions ont été organisées entre les journalistes et le le représentant du roi, sous surveillance policière. Selon Me Dupond-Moretti, les deux journalistes sont sortis du dernier rendez-vous parisien, jeudi, avec "un acompte substantiel de 40.000 euros chacun".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Maroc
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants