1 min de lecture Séisme au Japon

De la fumée au-dessus du réacteur 2 à Fukushima

La situation restait incertaine lundi autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, alors que de la fumée blanche s'élèvait au-dessus du réacteur n°2. L'apparition de fumée grise quelques instants plus tôt au-dessus du réacteur n°3 avait entraîné l'évacuation d'une partie du personnel qui travaille d'arrache-pied depuis plusieurs jours pour remettre en service les systèmes de refroidissement des réacteurs. Les six réacteurs ont ainsi été connectés à l'alimentation électrique, mais les équipements doivent être testés par les techniciens avant d'être alimentés, pour éviter un court-circuit. Le ministère de la Santé a enjoint à un certain nombre d'habitants des zones proches de la centrale de ne pas boire l'eau du robinet en raison d'un niveau élevé d'iode radioactive. La pluie s'est abattue sur l'Archipel Japon, perturbant les opérations de secours et renforçant l'inquiétude de la population.

Joël Legendre et La rédaction numérique de RTL

La carte de la trajectoire du nuage radioactif (Cliquez sur l'image pour lancer l'animation)
Nuage radioactif


Le Premier ministre Naoto Kan a déclaré lundi que les efforts entrepris pour stabiliser la situation de la centrale permettaient de progresser, lentement mais de façon régulière. Les six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi sont désormais raccordés au réseau électrique, a annoncé l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).  Les équipements doivent être testés par les techniciens avant d'être alimentés, pour éviter un court-circuit. Selon la télévision publique NHK, ces vérifications pourraient encore prendre deux à trois jours.

De la fumée grise s'est élevée lundi matin du réacteur n°3 et des employés ont reçu un ordre d'évacuation. Un panache qui a disparu quelques instants plus tard, avant qu'une fumée blanche n'apparaisse au-dessus du réacteur n°2. Le réacteur n°3 a subi les plus lourds dégâts après le séisme et le tsunami du 11 mars : le toit du bâtiment supérieur a été entièrement détruit par une forte explosion la semaine dernière en raison d'une accumulation d'hydrogène consécutive à des opérations de dépressurisation. Le réacteur 3 est le plus inquiétant car il contient du combustible MOX, mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium issu de produits de recyclage, dont les rejets sont considérés comme plus nocifs que ceux provenant d'un combustible à base d'uranium.

La pression augmentant dans le réacteur n°3, les ingénieurs pourraient envisager de libérer de la vapeur, a déclaré de son côté l'Autorité japonaise de sûreté nucléaire. Si les pompes à eau, qui permettraient d'éviter une surchauffe des barres de combustible et une diffusion plus importante de la radioactivité, ne fonctionnent pas, une solution "à la Tchernobyl" pourrait être adoptée, consistant à enfouir toute la centrale sous des tonnes de sable et de béton.

Les autorités japonaises ont annoncé lundi qu'elles allaient effectuer des mesures de radioactivité dans la mer située à proximité de la centrale. Le gouvernement a révélé que Fukushima-Daiichi serait définitivement fermée après le règlement de la crise.

Restriction de vente pour le lait et des légumes 

Le lait et deux sortes de légumes verts produits dans quatre préfectures proches de la centrale nucléaire de Fukushima (Ibaraki, Tochigi, Gunma et Fukushima) ont été interdits à la vente en raison d'un niveau anormalement élevé de radioactivité, a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement japonais.

Les autorités soutiennent que le niveau de radioactivité présent dans la pluie, l'eau du robinet, ou dans certains aliments autour de la centrale endommagée par le séisme et le tsunami ne posait aucun risque pour la santé. Mais les habitants des préfectures situées au sud de la centrale de Fukushima Daiichi (N°1) et du grand Tokyo - la plus grande mégapole du monde peuplée de 35 millions de personnes - restaient toutefois sur leurs gardes lundi, en raison d'un vent défavorable poussant vers le sud les émanations radioactives des réacteurs accidentés.

La découverte de traces radioactives dans des produits alimentaires au Japon après l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima constitue un problème bien plus grave que prévu, a jugé lundi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le réassureur helvétique Swiss Re a estimé ses coûts occasionnés par le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon à 1,2 milliard de dollars (847 millions d'euros) avant impôt, mais ce chiffre pourrait être révisé à la hausse. Les dommages causés à la centrale nucléaire de Fukushima ne devraient pas produire une perte directe "importante" pour les assureurs, les installations nucléaires n'étant pas assurées contre les séismes et les incendies provoqués par des tremblements de terre et des tsunamis, a précisé le groupe zurichois dans un communiqué.

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