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Le journal de 7h : les survivants de la prise d’otages de Trèbes "ne parlent pas"

Yves Grilhot, responsable de l’association France Victimes, se heurte au silence des rescapés de la prise d’otages qui a fait trois morts vendredi 23 mars à Trèbes (Aude).

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Le journal de 7h00 du 25.03.2018 ; les survivants de la prise d'otages de Trèbes "ne parlent pas" Crédit Image : PASCAL PAVANI / AFP | Crédit Média : Bernard Poirette, Yann Bouchery, Aline Thibal | Durée : | Date : La page de l'émission
Aline Thibal Journaliste RTL

L’itinéraire meurtrier de Radouane Lakdim, de Carcassonne au Super U de Trèbes vendredi 23 mars, a fait quatre morts. Les proches des disparus et les anonymes qui étaient au cœur de l'événement peuvent bénéficier d'une prise en charge psychologique, mais le traumatisme est profond, notamment chez tous ceux qui ont vécu la prise d'otages du supermarché. Pour l'instant, ils ont du mal à s'ouvrir, comme le constate Yves Grilhot, l'un des responsables de l'association France Victimes.

"Elles se regroupent entre elles, elles se réconfortent entre elles, mais j’ai l’impression qu’à ce jour nous sommes des intrus dans leur domaine privé", explique-t-il au micro de RTL. "Le peu qu’elles racontent, c’est de la terreur. On se heurte à des bouches fermées. Il y a quelques minutes j’ai essayé de m’introduire auprès d’une discussion entre elles, et la personne qui parlait s’est tout de suite arrêtée. Elles ne parlent pas."

"Je crois qu’elles se réconfortent mutuellement, elles apprécient la chance qu’elles ont eu d’être là aujourd’hui, et j’espère que ça ne laissera pas de traces dans leur futur", indique Yves Grilhot. "À ce jour je me sens démuni face à ces personnes, parce qu’elles ne veulent pas communiquer. J’espère que ça se débloquera bientôt pour elles. En tout cas nous serons toujours présents pour accueillir ce premier pas."

À écouter également dans ce journal

- Les hommages aux quatre victimes des attaques du 23 mars ont afflué ce samedi. Les drapeaux et les étendards des gendarmeries ont été mis en berne, partout en France, tout comme ceux de l'Assemblée Nationale. Les marques de soutien se sont multipliées devant l'État-major de la gendarmerie de Carcassonne en mémoire d’Arnaud Beltrame, le lieutenant-colonel qui s’est sacrifié.

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- L'enquête sur Radouane Lakdim se poursuit. Elle a déjà établi que le terroriste n'a pas agi sur un coup de sang ; il était fiché "S" mais n'avait pas attiré l'attention des services de renseignement. Par ailleurs, il était plus lourdement armé que les forces de l’ordre ne le pensaient.

- Les salariés de l'usine Ford de Blanquefort (Gironde) ont encore donné de la voix. Plus de 200 personnes ont défilé samedi 24 mars à Bordeaux pour les soutenir après l'annonce du constructeur automobile de cesser sa production sur le site en 2019, menaçant ainsi 900 emplois.

États-Unis : des foules immenses sont descendues ce samedi 24 mars dans la rue, aux quatre coins du pays, pour dire non aux armes à feu. La tuerie de Parkland, en Floride, était dans tous les esprits. Le rassemblement le plus impressionnant a eu lieu à Washington, où 800.000 personnes se sont réunies entre la Maison Blanche et le Capitole selon les organisateurs.

- Patinage artistique : troisième titre mondial de danse sur glace, samedi 24 mars, pour les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Ils étaient en tête après le programme court, ils ont conservé leur avance à l'issue du programme libre.

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