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La France demande une réunion du G20 sur la sûreté nucléaire

Après une visite en Chine, où il a parlé réforme du système monétaire international en vue du G20, Nicolas Sarkozy fait une visite éclair ce jeudi à Tokyo pour exprimer sa "solidarité" aux autorités japonaises. Il a annoncé que Paris allait organiser une réunion des autorités de sûreté nucléaire des pays du G20 pour définir des normes internationales après l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima-Daiichi. Le Président français est le premier dirigeant étranger en visite au Japon depuis le séisme et le tsunami qui ont fait près de 28.000 morts ou disparus. Les niveaux systématiquement élevés de radioactivité relevés en mer au large de la centrale accidentée signifient probablement que des substances radioactives s'écoulent en permanence dans la mer, a déclaré jeudi l'Agence de sûreté nucléaire japonaise.

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La rédaction numérique de RTL
et Joël Legendre

"Je vous annonce que, avec Nathalie Kosciusko-Morizet, nous demanderons aux autorités indépendantes de sûreté des pays du G20 de se réunir, si possible à Paris au cours du mois de mai, pour définir des normes internationales de sécurité nucléaire", a déclaré le président français à l'ambassade de France à Tokyo, première étape de sa visite au Japon. Il a suggéré que cette réunion ait lieu dès le mois de mai. "Il est absolument anormal que des normes internationales de sécurité nucléaire n'existent pas", a-t-il ajouté.

Cette réunion servira de préparation à celle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui doit se tenir fin juin à Paris, a dit le président français. La France a dépêché d'ores et déjà dans l'Archipel deux experts - l'un du groupe nucléaire Areva et l'autre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) - pour venir en aide à l'exploitant de la centrale, Tepco, vivement critiqué pour sa gestion de la crise.

La carte des centrales nucléaires françaises

Fukushima-Daiichi devra être mise hors service

L'Agence de sûreté nucléaire japonaise a indiqué jeudi que la radioactivité dans l'eau de mer au large de la centrale de Fukushima-Daiichi avait augmenté et était désormais 4.385 fois supérieure à la limite admise. Il s'agit du taux le plus élevé d'iode radioactif relevé en mer depuis le tsunami du 11 mars, qui a gravement endommagé l'installation. Mercredi, l'agence de sûreté nucléaire parlait d'une radioactivité au même endroit 3.355 fois supérieure à la limite admise.

L'agence a suggéré d'autre part au gouvernement japonais d'envisager d'étendre la zone d'évacuation décrétée autour de la centrale accidentée. Pour l'heure, les habitants ont été évacués dans un rayon de 20 kilomètres autour de l'installation. Des voix se sont élevées ces derniers jours pour que les autorités élargissent cette zone, compte tenu de la situation toujours inquiétante à la centrale. Le gouvernement s'est borné pour l'instant à encourager les habitants de la zone comprise entre 20 et 30 kilomètres autour de la centrale de partir mais il ne leur a pas expressément ordonné de le faire. Il leur a en revanche vivement conseillé de rester calfeutrés chez eux.

Le Premier ministre nippon, Naoto Kan, a affirmé que la centrale accidentée devait être démantelée, lors d'un entretien avec le chef du Parti communiste nippon. Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur et propriétaire de la centrale Fukushima Daiichi (n°1), a estimé inévitable de démanteler les quatre premiers réacteurs, une fois terminées les difficiles opérations de refroidissement en cours, qui pourraient prendre des mois.
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