3 min de lecture Crime

L'affaire Roberto Succo

REPLAY - Il avait vingt-six ans et au moins sept meurtres sur la conscience lorsqu'on le retrouva mort, le 23 mai 1988, dans sa cellule du pénitencier de Vicenza, en Italie.

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L'affaire Roberto Succo Crédit Média : Jacques Pradel | Durée : | Date : La page de l'émission
Jacques Pradel
Jacques Pradel et Charlotte Meritan

L'édito de Jacques Pradel

A la Une de l’heure du crime, l’odyssée sanglante du tueur en série Roberto Succo, qui a répandu la terreur en Italie, en France et en Suisse, à la fin des années 80 !

"Le tueur à la gueule d’Ange", "L’assassin de la pleine lune", "L’homme au treillis"… Les surnoms donnés par la presse à l’époque, témoignent d’une affaire unique dans les annales criminelles.

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Les premières victimes de Roberto Succo, alors qu’il venait d’avoir 19 ans, ont été ses propres parents, assassinés sur un coup de colère à Venise en avril 1981. Reconnu irresponsable par les autorités italiennes, il s’échappe quelques années plus tard d’un hôpital psychiatrique.

Commence alors une longue cavale qui fera encore cinq victimes, dont deux policiers, entre Toulon et Annecy, en France.

Les crimes de ce tueur en série hors norme resteront à jamais impunis, car Roberto Succo s’est suicidé dans sa cellule d’une prison italienne, en mai 1988.

Nous revenons sur l’ensemble de l’affaire avec le récit de Pascale Froment qui a consacré un livre passionnant à cette affaire.

Roberto Succo, auteur d'au moins sept crimes en Italie et en France

Il avait vingt-six ans et au moins sept meurtres sur la conscience lorsqu'on le retrouva mort, le 23 mai 1988, dans sa cellule du pénitencier de Vicenza, en Italie. Roberto Succo avait tué sa mère et son père à Mestre, la banlieue ouvrière de Venise. 

En 1986, évadé d'un hôpital psychiatrique italien, il s'était caché en France où il avait commis de nombreux crimes et délits, viols et cambriolages, sans jamais se faire prendre. Jusqu'au jour où il assassina un inspecteur de police à Toulon, en 1988. Après une fuite éperdue, il était arrêté en Vénétie.

Le 17 mai 1988, poursuivi par la justice française pour cinq meurtres, Roberto Succo est déclaré irresponsable par les magistrats italiens. Il ne pourra ni être jugé, ni condamné, ni extradé. Quelques jours plus tard, le 23 mai, il se suicide dans sa cellule. Ce suicide éteint à jamais l'action judiciaire. Les cinq meurtres commis en France resteront impunis.

A propos du livre "Je te tue : histoire vraie de Roberto Succo"

Il s'appelait Roberto Succo. Il est mort le 23 mai 1988 au pénitencier de Vicenza, en Italie. Il avait vingt-six ans et au moins sept crimes sur la conscience. 

En 1981, il avait tué sa mère et son père à Mestre, la banlieue ouvrière de Venise. Interné dans un hôpital psychiatrique, il s'en était évadé en 1986 et avait réussi à se cacher en France. Il commit alors de nombreux crimes et délits, viols et cambriolages, sur la Côte d'Azur et en Savoie, sans jamais se faire prendre. 

Puis, le 28 janvier 1988, il assassinait un inspecteur de police à Toulon. Un mois plus tard, après une fuite éperdue qui l'avait entraîné en Suisse, il était arrêté en Italie où on le vit, une dernière fois, sur les toits de sa prison.

Il était fou mais on ne le sut que trop tard. Il fut "le monstre de Mestre", "l'assassin de la pleine lune", "le légionnaire déserteur", "l'homme au treillis", et désarmait policiers et gendarmes par son intelligence et son audace. 

Tueur de sang-froid, il savait aussi séduire et attendrir. Il laisse une vingtaine de dossiers judiciaires, l'insatisfaction de ceux qui l'ont traqué, le calvaire de ses victimes, le désespoir ou la tristesse de ceux qui l'ont croisé ou aimé, l'énigme de sa vie.

Deux ans durant, Pascale Froment a reconstitué le puzzle Succo. De cette enquête minutieuse et exhaustive, où les détails les plus infimes sont vérifiés, elle a tiré un livre noir où le grand reportage rejoint la littérature. L'histoire vraie d'un assassin sans raison.

Je te tue histiore vraie de Roberto Succo
Je te tue histiore vraie de Roberto Succo

Nos invités

Pascale Froment, écrivain, auteure du livre Je te tue : histoire vraie de Roberto Succo, assassin sans raison (Gallimard / 1991). Son livre a été adapté au cinéma en 2001 par le réalisateur Cédric Kahn, sous le titre Roberto SuccoJean-Pierre Bernard, premier vice-président du Tribunal de Grande Instance de Marseille. A l’époque Juge d’instruction à Toulon ; Daniel Delanoy, lieutenant-colonel de réserve. A l’époque Adjudant à la Brigade de Recherche d’Annecy, directeur d’enquête dans l’affaire Succo. 

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l'équipe de l'émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L'Heure du Crime.

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2016-05-05 12:29:00
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