3 min de lecture Crime

L'affaire Dominici

REPLAY - Qui a assassiné Jack et Anne Drummond ainsi que leur fille de dix ans, Elizabeth, dans la nuit du 5 aout 1952, près de Lurs dans les Alpes de Haute-Provence ? Très vite, l’enquête s’oriente vers les Dominici, une famille de paysans habitant tout près des lieux du crime.

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L'affaire Dominici Crédit Image : Sébastien Thébault / Wikimedia Commons | Crédit Média : Jacques Pradel | Durée : | Date : La page de l'émission
Jacques Pradel
Jacques Pradel et Charlotte Meritan

L'édito de Jacques Pradel

A la Une de l’heure du crime, l’affaire Dominici, et les zones d’ombre tenaces d’une des enquêtes les plus célèbres de l’après-guerre…

Il y a, c’est vrai, des mystères qui résistent à l’épreuve du temps, des affaires criminelles qui restent, pour toujours entourées de zones d’ombre. C’est le cas de l’affaire Dominici. Personne ne peut dire aujourd’hui, avec certitude, ce qui s’est exactement passé dans la nuit du 4 au 5 août 1952 !

Gaston Dominici est-il bien l’assassin de toute la famille Drummond, des touristes anglais qui avaient décidé de passer une nuit à la belle étoile, tout près de la ferme de la « Grand Terre », près de Lurs dans les Alpes de Haute Provence? S’est-il accusé pour protéger quelqu’un ?

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La Justice a tranché à l’issue d’un des procès les plus suivi par la presse internationale : Gaston Dominici, 75 ans, est condamné à mort en novembre 1954, sans que sa culpabilité n’ait jamais été clairement établie. Gracié en 1957, il est libéré trois ans plus tard, pour raison médicale, sur décision du Général de Gaulle, à l’âge de 88 ans. Il a emporté tous ses secrets dans la tombe, le 4 avril 1965…

Mon invité, Jean-Louis Vincent, ancien commissaire divisionnaire, passionné par l’affaire, a mené sa propre enquête. Nous le retrouvons dans un instant

Qui a tué Jack, Anne et Elizabeth Drummond ?

Dans la nuit du 4 au 5 août 1952, Jack, Anne et Elizabeth Drummond, une famille d'Anglais venue passer des vacances tout près de la ferme des Dominici, à Lurs, sont assassinés.

Plus de soixante ans après le drame, ce dossier conserve tous ses mystères. Un assassin a bien été désigné, très rapidement après le meurtre, mais est-il le vrai coupable ? Est-il l'unique personne impliquée ? A-t-il voulu protéger quelqu'un, en passant aux aveux ? Le patriarche Gaston Dominici a en tout cas été reconnu coupable de l'assassinat, malgré l'absence de preuves, à l'issue de douze jours d'audience, et condamné à mort le 28 novembre 1954.

Point précis où se sont arrêtés les Drummond
Point précis où se sont arrêtés les Drummond Crédit : Sébastien Thébault / Wikimedia Commons

Mais le doute persiste après le procès, et une contre-enquête du commissaire Chenevier va finalement permettre à Gaston Dominici d'obtenir une grâce présidentielle du général De Gaulle et d'être libéré le 14 juillet 1960. 

Aujourd'hui encore, on ne peut dire avec certitude si Gaston Dominici s'est lui-même désigné coupable pour défendre sa famille, et particulièrement son petit-fils Gustave, que certains accusent d'être le principal meurtrier, si le patriarche est bien le véritable coupable, ou si ce terrible assassinat a été commis par les deux hommes.

A propos du livre "Affaire Dominici, la contre-enquête"

"Lurs, Alpes de Haute-Provence. Au matin du 5 août 1952, sur le bord de la nationale 96, découverte macabre : Jack Drummond, sa femme Anne et leur fille Elizabeth, 10 ans, une famille de touristes anglais qui s’étaient arrêtés pour camper, ont été sauvagement assassinés.

Très vite, l’enquête s’oriente vers les Dominici, une famille de paysans habitant tout près des lieux du crime. Mais, très vite aussi, elle s’enlise : si Gustave et Clovis dénoncent leur père Gaston, celui-ci nie farouchement, formule des aveux invraisemblables et accuse à son tour Gustave. L’affaire est complexe : la police piétine ; la presse se déchaîne. Mensonges, contradictions, révélations tardives… Et aucun élément matériel, si ce n’est l’arme du crime, une carabine Rock-Ola, qui ne dévoilera jamais tous ses secrets. Le patriarche sera finalement condamné à mort en 1954, avant d’être gracié. Aujourd’hui encore, le mystère demeure.

Il semble que tout ait été dit sur l’affaire Dominici, jusqu’aux hypothèses les plus farfelues. Jean-Louis Vincent, commissaire divisionnaire en retraite, rouvre pourtant ce dossier sensible, après quinze ans d’une contre-enquête minutieuse. Point ici de vision romanesque : sa lecture laisse entrevoir une bien sombre vérité…"

Nos invités

Jean-Louis Vincent, commissaire de police en retraite. Il a réalisé une contre-enquête sur cette affaire. Il est l'auteur du livre Affaire Dominici, la contre-enquête (éditions Vendémiaire, paru le 4 février).

Affaire Dominici, la contre enquete
Affaire Dominici, la contre enquete



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