3 min de lecture Jeux Olympiques

JO 2018 : les Jeux d'hiver à peine finis, Macron se tourne déjà vers 2024

Le président de la République a appelé mardi à la mobilisation les acteurs des JO de Paris 2024, en insistant sur la nécessité de maîtriser les délais et les coûts.

Emmanuel Macron au gymnase Jesse Owens de Villetaneuse le 27 février 2018.
Crédit Image : LUDOVIC MARIN / AFP

"Nous avons tout pour avancer". Deux jours seulement après la fin des JO d'hiver de Pyeongchang, Emmanuel Macron a battu le rappel des troupes, mardi 27 février, en vue des JO de Paris 2024. Le chef de l'État a notamment insisté sur la nécessité de maîtriser les délais et les coûts. Au stade de France, qui accueillera la cérémonie d'ouverture, le Président a exhorté à "l'esprit d'équipe" la multitude de personnalités, de services et de collectivités impliqués dans la préparation de la compétition.

"On est prêt", a répondu l'ancien champion de canoë Tony Estanguet, en première ligne en tant que président du Comité d'organisation des JO (Cojo). Tout juste revenus de Pyeongchang en Corée du Sud, "nous sommes enthousiastes et ambitieux" pour relever les nombreux défis qui restent à relever, six mois après la désignation de Paris comme ville-hôte, a-t-il assuré. 

Le stade de France va faire peau neuve

Emmanuel Macron a appelé à avoir des discussions "directes et franches" sur "les coûts qu'on doit affiner, les délais qu'on doit préciser", alors que plusieurs villes organisatrices des JO ont vu leurs budgets initiaux déraper. Sur les infrastructures, les organisateurs sont optimistes car "95% des sites existent déjà", a rappelé Jean Castex, délégué interministériel aux JO de Paris. "Ils ont été testés et sont reconnus", à l'image du Stade de France qui a déjà accueilli une finale de Coupe de Monde de football et un championnat du Monde d'athlétisme, a précisé Tony Estanguet

Fêtant ses 20 ans cette année, le stade va faire peau neuve d'ici 2024 pour un montant estimé à 70 millions d'euros. Sur les 37 sites prévus - dont 17 en Seine-Saint-Denis et 14 à Paris -, restent à construire totalement le "village olympique" avec 17.000 lits, la piscine et la cité des médias pour accueillir à proximité de l'aéroport du Bourget les 25.000 journalistes attendus. Les premiers coups de pioche devraient tomber à la mi-2019. 

Tous ces sites auront une vie après les JO

Jean Castex, délégué interministériel aux JO de Paris
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"Tous ces sites auront une vie après les JO", a assuré Jean Castex. Le village olympique, qui s'étendra sur 51 hectares à cheval sur Saint-Denis et Saint-Ouen, doit ainsi devenir "un véritable quartier" avec logements, bureaux et commerces. Parmi les sujets sensibles, figure le Grand Paris Express, le réseau de métro automatique pour lequel le gouvernement vient d'annoncer des retards importants sur certains tronçons, avec une incertitude sur la ligne reliant Le Bourget, l'un des sites des JO. 

Or "il est déterminant d'avoir des infrastructures de transports livrées à temps", a insisté Tony Estanguet. Pour l'ancien champion olympique, une autre priorité est "la sobriété budgétaire" des Jeux, dont le coût total est estimé à 6,8 milliards d'euros : trois milliards d'investissements dans les infrastructures, dont la moitié apportée par l'État et les collectivités, et 3,8 milliards pour l'organisation et l'accueil, financés par des fonds privés.

Vaste levée de fonds en perspective

L'un des enjeux à court terme est de trouver un milliard d'euros auprès d'entreprises et de sponsors, a rappelé la ministre des Sports Laura Flessel, présente au Stade de France. Pour cela, Emmanuel Macron a invité à dîner à l'Élysée une vingtaine d'entreprises, dont La Française des Jeux, Suez, Lacoste ou la SNCF. Il souhaite qu'elles "se saisissent des Jeux comme d'une vitrine internationale du leadership économique français", selon l'Élysée. 

Avant cela, le président est allé à la rencontre de jeunes suivant des stages de basket dans le gymnase Jesse Owens à Villetaneuse, une ville populaire du nord de Paris, en présence du capitaine de l'équipe de France Boris Diaw. Car, a rappelé Emmanuel Macron, il est important de préparer la course aux médailles olympiques et, au-delà, "de profiter des JO pour améliorer les pratiques sportives". Pour tous les acteurs, l'objectif est de présenter un "bon projet" au Comité international olympique (CIO), attendu en France à la mi-juin.

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