1 min de lecture Séisme au Japon

Japon : nouveaux incidents à la centrale nucléaire de Fukushima

La crise nucléaire s'est aggravée mardi au Japon après deux nouvelles explosions sur les réacteurs numéro 2 et numéro 4 à la centrale de Fukushima-Daiichi, où les accidents se succèdent depuis le violent séisme de vendredi qui a probablement fait plus de 10.000 morts. Selon l'agence Kyodo, le combustible usager du réacteur 4 est "peut-être en train de bouillonner, et le niveau d'eau baisse". Deux brèches de huit mètres de large sont apparues dans l'enceinte extérieure du bâtiment de la quatrième tranche, a annoncé l'Agence de sûreté nucléaire japonaise. Une légère hausse de température a été mesurée dans les réacteurs 5 et 6, épargnés jusque-là. Face au risque de fuite, le Premier ministre a exhorté les personnes se trouvant à moins de 30 kilomètres du site à rester confinées chez elles. Une zone d'exclusion aérienne dans un même rayon a été instaurée.

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La rédaction numérique de RTL
et Thomas Prouteau

Les deux nouvelles explosions signalées mardi, dans les réacteurs numéro 2 et numéro 4 de Fukushima-Daiichi, s'ajoutent aux deux qui s'étaient déjà produites depuis samedi dans les réacteurs n°1 et n°3. Cette situation provoque une inquiétude d'autant plus vive au Japon, durement touché par le séisme de magnitude 9 et le tsunami dévastateur de vendredi, que, selon l'AIEA, de la radioactivité a été libérée "directement" dans l'atmosphère.

Le combustible nucléaire usagé du réacteur n°4 est peut-être en train de bouillonner, et le niveau d'eau baisse actuellement, rapporte mardi l'agence de presse nippone Kyodo. A la suite d'une explosion, un incendie a eu lieu dans un bassin de rétention du combustible usagé de cette tranche de la centrale, durement touchée par le séisme et le tsunami de vendredi sur la côte nord-est du Japon. L'explosion au réacteur numéro 4, qui était en maintenance au moment du tsunami et n'avait pas posé de problème jusqu'à mardi, serait due à de l'hydrogène. Elle a provoqué l'incendie, qui a été éteint par la suite.

Une zone d'exclusion aérienne a été instaurée dans un rayon de 30 kilomètres au-dessus de la centrale de Fukushima-Daiichi. La Russie a signalé une légère hausse de la radioactivité dans ses régions extrême-orientales mardi, mais la Chine n'a pas fait état de niveaux anormaux.

"Contrairement à ce qui c'est passé jusqu'ici, il ne fait pas de doute que les niveaux atteints peuvent affecter la santé des êtres humains", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. Des niveaux entre 30 et 400 millisieverts ont été relevés autour des réacteurs, a-t-il précisé. "La probabilité de fuite radioactive est élevée", a précisé le Premier ministre japonais, Naoto Kan. "Nous faisons tout notre possible pour empêcher une propagation de fuite nucléaire. Je sais que les gens sont inquiets mais je voudrais vous demander d'agir avec calme", a-t-il ajouté. A partir d'une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d'une augmentation du nombre des cancers.
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