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Islamisme : "Les premières cibles sont les musulmans", dit Hakim El Karoui sur RTL

INVITÉ RTL - Hakim El Karoui a réalisé un rapport intitulé "Au cœur de la fabrique de l'islamisme", pour l'institut Montaigne. Il dévoile ses conclusions en exclusivité.

Le Mag Pol
Islamisme : "Les premières cibles sont les musulmans", dit Hakim El Karoui sur RTL
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C'est un rapport attendu. L'essayiste Hakim El Karoui a réalisé une étude intitulée Au cœur de la fabrique de l'islamisme pour l'institut Montaigne, effectuant un état des lieux de l'islam en France. Et ses conclusions sont alarmantes. Selon l'auteur du rapport, l'islamisme a gagné beaucoup de terrain dans la pensée musulmane française.

Sur RTL, Hakim El Karoui évoque pour étayer ses dires la création de sites sur le modèle de Airbnb ou Blablacar, mais cette fois garantis "halal". Sur la déclinaison de Blablacar, Hakim El Karoui évoque que "si vous êtes un garçon, la voiture sera conduire par un homme, si vous êtes une femme, elle sera conduite par une femme".

Pour l'auteur, il y a un repli communautaire. "Ce qu'on voit très bien et on l'a mesuré via les réseaux sociaux, c'est la progression de l'idéologie islamiste chez les musulmans de France. L'idéologie islamiste, c'est plus qu'une religion, c'est une vision du monde, de l'organisation de la société. Ils ont une cible : les musulmans, les convertir à leur vision de l'islam. (...) Les premières cibles, ce sont les musulmans eux-mêmes", assure Hakim El Karoui.

"Tous les islamistes, ne vont pas aller vers la violence. (...) Il n'y a pas d'organisation islamiste", poursuit l'auteur du rapport qui sera adressé à l'Élysée, Matignon, l'Intérieur, mais aussi aux partis politiques.

Les solutions prônées par le rapport

En premier lieu, Hakim El Karoui estime qu'il faut créer une organisation neutre, qu'il propose d'appeler Association musulmane pour l'islam de France, afin de regrouper les capitaux servant par exemple au fonctionnement des lieux de culte musulmans. "Il faut mettre de la transparence, du professionnalisme", estime l'auteur du texte, déplorant l'opacité du financement des mosquées, principalement issu d'États étrangers, mais aussi au niveau de la formation du clergé musulman.

Une association qui fonctionnerait avec un "prélèvement sur le halal", sans que l'État n'ait à s'en mêler. "La loi de 1905 dit que l'État ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte", souligne Hakim El Karoui.

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