3 min de lecture Société

En Bretagne, la mobilisation des particuliers pour sauver l'agriculture

Dans l'arrière-pays armoricain, deux couples ont pu se lancer dans l'agriculture grâce à un financement 100 % local.

BEGOT 245300 La Revue de Presse Amandine Begot
>
En Bretagne, la mobilisation des particuliers pour sauver l'agriculture Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
La page de l'émission
BEGOT 245300
Amandine Begot

À Saint-Brieuc, ce sont les habitants qui financent, parfois, les installations agricoles. Cela a été le cas pour deux couples d'agriculteurs à Trémargat, un petit village situé à une cinquantaine de kilomètres de Saint-Brieuc, dans l'arrière-pays armoricain. Tout commence en 2014, raconte le supplément du Parisien dédié au salon de l'Agriculture, par une simple conversation sur le marché entre Alain, le citadin, et un producteur confronté à la pénurie de terres et à la spéculation. Quelques semaines plus tard, Alain le citadin entend parler d'une SCI, une société civile immobilière qui doit justement permettre à des petits paysans de pouvoir s'installer. Cet enseignant convainc alors quelques voisins de prendre des parts. Même chose, deux ans plus tard.
 
Le bouche à oreille fonctionne tellement bien que les 43.000  euros nécessaires à l'achat de 11 hectares sont réunis en quelques semaines. "On n'a même pas eu besoin des banques", se félicite l'un des actionnaires. Aujourd'hui, ces terres sont divisées entre deux couples : des éleveurs bovins et un jeune couple qui se lance dans le maraîchage bio.

Dans l'immédiat les investisseurs urbains n'ont rien gagné, d'un point de vue financier. Mais qu'importe, pour Philippe, ce genre d'investissement contribue à faire vivre le centre de la Bretagne. Dans ce territoire touché par la désertification, moins d'agriculteurs veut dire aussi moins d'écoles et moins de commerces. Là, tout le monde y gagne.

La première femme à la tête de la FNSEA

Elle sera LA star du salon de l'Agriculture 2018. Elle, c'est "Haute", la vache égérie de cette édition.Elle est partout dans les journaux ce matin. Elle n'est pas la seule, puisque le magasin VSD dresse vendredi le portrait de Christiane Lambert, la patronne de la FNSEAla première femme à diriger ce très puissant syndicat agricole. Une femme énergique, au caractère bien trempé, trop même, disent certains. Elle s'en défend : "les femmes expliquent, elles hésitent souvent à franchir le pas et à prendre des responsabilités. Moi, je veux juste ne pas échouer. Ni pour moi, ni pour l'organisation". Sa devise : quand on veut, on peut. Et vouloir, ajoute-t-elle, c'est commencer.

À lire aussi
Le maire de Strasbourg, Roland Ries. Attaque à Strasbourg
Attentat de Strasbourg : il faut "retrouver notre vivre-ensemble", dit Roland Ries sur RTL

La rumeur, explique VSD, dit qu'on lui a déjà proposé plusieurs postes ministériels. Elle les aurait refusés, pour l'instant. L'agriculture, Christiane Lambert y est tombée dedans toute petite. Ses parents étaient paysans dans le Cantal. Elle se souvient d'ailleurs, raconte-t-elle, de sa première vache noire et blanche, Polka. Elle avait eu de la peine à la voir partir à l'abattoir: "on aime les animaux , on les soigne, mais c'est pour faire de la viande"... C'est cela l'élevage. 

"Être ou ne pas être végétarien ?"

Une réponse en quelque sorte adressée à ceux qui ont décidé de bannir la viande de leurs assiettes au nom de l'éthique ou de l'écologie. C'est justement la Une, ce mois-ci, de Philosophie Magazine : "Être ou ne pas être végétarien ?" Le débat n'est pas nouveau, Plutarque déjà l'évoquait au Ier siècle. La question est aujourd'hui un débat récurrent, et pourtant, selon le magazine, les végétariens restent ultra minoritaires : 3% seulement des Français. 

Le journal a décidé de mettre autour de la table des pro et anti viande. Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse y défend notamment la possibilité d'un élevage respectueux des animaux. "On l'oublie, dit-elle aux promoteurs du végétarisme, mais en élevage, la viande est un produit dérivé du lait et du fromage. Pour avoir du lait, il faut un veau, une poule pour les œufs. Si tout le monde devient végétarien, que fait-on de la viande ?", se demande -t-elle. "On la brûle ? Non", conclut-elle, "le plus sensé est de la manger".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Société Salon de l'agriculture Bretagne
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7792391014
En Bretagne, la mobilisation des particuliers pour sauver l'agriculture
En Bretagne, la mobilisation des particuliers pour sauver l'agriculture
Dans l'arrière-pays armoricain, deux couples ont pu se lancer dans l'agriculture grâce à un financement 100 % local.
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/en-bretagne-la-mobilisation-des-particuliers-pour-sauver-l-agriculture-7792391014
2018-02-23 13:58:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/18mYnpv3ELTdC4IlBzFVFw/330v220-2/online/image/2018/0223/7792392247_une-ferme-en-bretagne.jpg