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Coronavirus : les secours déconseillent les sorties en montagne

Pour limiter la propagation de l'épidémie du Covid-19 et éviter d'encombrer les hôpitaux à cause des blessures en montagne, des voix lancent un appel à ne plus se rendre en montagne.

Le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) intervient auprès de victimes en milieu périlleux. (Illustration)
Le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) intervient auprès de victimes en milieu périlleux. (Illustration) Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
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Quentin Marchal
Journaliste

"Soyons citoyens, différons nos loisirs". C'est avec ces mots que les services de secours en montagne ont vivement déconseillé les sorties dans les massifs, malgré d'excellentes conditions, pour ne pas risquer de surcharger les urgences des hôpitaux qui font face à l'épidémie de coronavirus.

"L'idée est de limiter vraiment les urgences médicales. Quand on va chercher quelqu'un en montagne, souvent on le dépose à l'hôpital et il va occuper un lit", a déclaré David PetitJean, commandant de la CRS Alpes (Grenoble, Albertville, Briançon et Nice). Et "ce week-end, l'activité a été classique, on n'a pas senti de baisse", a relevé M. Petitjean qui a insisté pour que "chacun fasse son geste citoyen afin d'éviter d'engorger les hôpitaux, de les encombrer avec des montagnards!"

"Chaque minute qui sera consacrée par les équipes médicales à un secours en montagne pourrait être retranchée à la prise en charge de l'épidémie Covid-19 en cours, et donc, in fine, très probablement au détriment d'un autre patient", a renchéri le PGHM de Chamonix Mont-Blanc.

Moins de sorties pour limiter les risques d'accident

"A partir de maintenant, chaque secours est potentiellement un secours de trop pour les services hospitaliers", a insisté le PGHM chamoniard, relayant le "message des médecins urgentistes qui sollicitent la responsabilité de chacun".

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La fermeture des stations de ski et des universités combinée aux conditions printanières risquent d'engendrer un report vers la pratique "du ski de randonnée, de la raquette, du parapente, du VTT et de la randonnée pédestre", a estimé Patrick Poirot, commandant le PGHM de l'Isère. "Nos recommandations sont de bon sens : si vous limitez vos sorties, vous limitez le risque d'accident", a expliqué M. Poirot. 

Cet appel au civisme peut paraître contre-intuitif de prime abord, "on peut se dire qu'en montagne on est tranquille et à l'abri des contaminations et de contaminer, mais on n'est pas à l'abri d'un accident", a insisté le secouriste. Certes, "on ne peut pas interdire la montagne mais demander aux gens d'éviter de pratiquer une activité sportive à risque, de se blesser", a conclu David Petitjean, rappelant que "50% des interventions de secours concernent des randonneurs".

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