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Chantage contre le roi du Maroc : les deux journalistes avaient promis de ne plus jamais écrire sur le royaume

Selon "Le Parisien", Éric Laurent et Catherine Graciet s'étaient non seulement engagés à ne pas publier leur livre mais aussi à ne plus jamais écrire sur le Maroc.

Le roi Mohammed VI, en 2014
Le roi Mohammed VI, en 2014 Crédit : FETHI BELAID / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

De nouveaux détails ont été révélés sur l'accord que les deux journalistes français, mis en examen pour "chantage" et "extorsion de fonds", auraient souhaité passer avec le royaume du Maroc. Le jour de leur arrestation, jeudi 27 août, il était dévoilé que Éric Laurent et Catherine Graciet avaient tenté d'obtenir 2 millions d'euros en échange de la non-publication d'un livre à charge sur la famille du roi Mohammed VI.

Mais d'après les informations du journal Le Parisien, samedi 29 août, les journalistes auraient accepté une autre contrepartie. Dans un document écrit, signé et transmis au représentant du roi du Maroc, les deux auteurs se seraient engagés, à vie, à ne plus jamais écrire sur le Maroc.

40.000 euros chacun

Par le passé, Éric Laurent et Catherine Graciet avaient déjà publié plusieurs ouvrages sur le Maroc. En 2012, ils avaient même tous deux écrit Le roi prédateur, un livre accusateur contre Mohammed VI. Avant cela, Éric Laurent avait notamment été l'auteur de plusieurs livres sur l'ancien roi, Hassan II. Catherine Graciet avait quant à elle écrit Quand le Maroc sera islamiste.

D'après le récit de l'avocat du Maroc, Eric Dupond-Moretti, l'affaire a débuté le 23 juillet lorsque Éric Laurent a contacté le cabinet royal pour une entrevue. Au cours de cette entrevue, il aurait proposé de renoncer à la publication de son livre en échange de 3 millions d'euros. Une plainte du Maroc est alors auprès des autorités françaises. Une enquête du parquet de Paris s'ouvre et deux autres réunions, sous surveillance policière, sont planifiées entre les deux journalistes et un émissaire du roi. Le dernier entretien se conclut sur "un acompte substantiel de 40.000 euros chacun", ce qui conduit les policiers à procéder aux deux interpellations.

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