2 min de lecture Chantier

Bruno Retailleau (LR) : "l'État a tous les outils pour s'opposer à une mauvaise reprise du chantier naval de Saint-Nazaire"

INVITÉ RTL - Le président de la région des Pays de la Loire estime que l'avenir du chantier naval de Saint-Nazaire est dans les mains de l'État français.

Christophe Pacaud L'invité du Grand Soir Christophe Pacaud
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L'invité du Grand Soir du 08 septembre 2016 Crédit Image : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP | Crédit Média : Christophe Pacaud,Agnès Bonfillon | Durée : | Date : La page de l'émission
Christophe Pacaud
Christophe Pacaud et Agnès Bonfillon

Le coréen STX a décidé de vendre le chantier naval de Saint-Nazaire. Une annonce qui remet en cause l'un des fleurons de l'industriel français. Cependant, chez les élus locaux, l'information n'est pas une surprise et l'État a toutes les clefs en main pour que la survie du chantier soit assurée

"Cette décision a été prise depuis longtemps, même s'il y a eu une accélération cet été", affirme le président de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau (LR). "La maison mère qui possède le chantier est tellement endettée qu'elle est en procédure judiciaire (...) Il y a même un cabinet mandaté pour vendre un certain nombre d'actifs de cette société mère". Le président de région précise au micro RTL que cela fait des mois que la classe politique locale est mobilisée sur le dossier. "Si c'était une surprise, je serais en faute parce que je n'aurais pas suivi le dossier". 

Un carnet de commandes pourtant rempli

Bruno Retailleau souligne par ailleurs que la décision de vendre le chantier naval de Saint-Nazaire est d'autant plus paradoxale que les carnets de commandes sont pleins. "C'est dix ans de travail, quatorze paquebots à construire". Et selon lui, l'État est plus que bien placé pour négocier une bonne vente. "Il a les outils pour s'opposer à une reprise dans de mauvaises mains, et peut s'opposer à une vente pas souhaitable de la part de STX à un autre chantier ou à un fond de placement financier. Il y a aussi un pacte d'actionnaires sur lequel l'État a un droit de veto... Donc tous les outils juridiques [pour négocier]". Le président LR a également affirmé que le chantier naval de Saint-Nazaire étant "la prunelle de ses yeux", et les élus de droite comme de gauche étant mobilisés pour sa survie, il envisage une implication de la région Pays de la Loire dans le tour de table des négociations.

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