2 min de lecture Delphine Batho

Débats sur les choix budgétaires du gouvernement, à l'origine du limogeage de Batho

Les choix du gouvernement pour le budget 2014 sont sur le gril à l'Assemblée nationale.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le limogeage de Delphine Batho de l'équipe ministérielle est intervenu mardi 2 juillet au beau milieu des débats sur les choix budgétaires du gouvernement et des sévères économies, qu'avait contestées, pour son secteur, l'ancienne ministre de l'Ecologie.

La droite ironise

La droite, qui a continué à reprocher au gouvernement d'avoir laissé "déraper les comptes publics" mais aussi d'aboutir à "une overdose fiscale", n'a pas manqué d'ironiser sur ce limogeage de Delphine Batho, qui avait jugé "mauvais" un budget faisant de son ministère l'un des plus touchés par les économies de dépenses publiques annoncées pour le projet de budget 2014.

Le budget 2014 a déjà fait une victime

Marie-Christine Dalloz, députée UMP
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"Le budget 2014 a déjà fait une victime", a lancé la députée UMP Marie-Christine Dalloz. A l'inverse, les écologistes, "plus qu'inquiets du traitement accordé à Delphine Batho", ont espéré "une évolution dans les semaines qui viennent" en faveur d'une fiscalité écologiste dès le projet de budget 2014.

Les députés ont d'abord discuté et voté le projet de loi de règlement des comptes 2012, avant d'attaquer le débat d'orientation des finances publiques, avec une réduction du déficit public à 3,5% du PIB en 2014, objectif supérieur aux 2,9% initialement prévus.
La droite mais aussi la gauche ont abondamment évoqué le récent rapport de la Cour des comptes, jugeant chacune qu'il leur apportait de l'eau à leur moulin.

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Considérant que le gouvernement devait accomplir "une quadrature du cercle" budgétaire, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a jugé que "tout l'enjeu est de trouver le bon rythme d'ajustement" pour "ne pas tuer les moteurs de la croissance". "L'objectif est de limiter autant que possible la hausse du taux de prélèvements obligatoires, qui ont augmenté d'environ 65 milliards depuis 2011, dont plus de la moitié sous la précédente majorité", a-t-il aussi déclaré, tout en promettant aux écologistes des "mesures de fiscalité environnementale dans le projet de budget 2014".

"Efforts historiques" pour le budget 2014


Le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a reproché à la droite de parler de 20 milliards d'euros de déficit de plus que prévu en 2013 "pour faire peur". Il a insisté sur des "efforts historiques" prévus pour le budget 2014 afin de réduire le déficit structurel d'un point de PIB, dont 70% centrés sur les dépenses (14 milliards d'euros) et 30% sur les recettes, via six milliards de hausses d'impôts, en plus de six milliards de prélèvements pour compenser des rentrées fiscales moindres que prévu ou non renouvelées.

Le gouvernement, qui continue à exclure tout projet de loi de finances rectificative pour 2013 au motif qu'il n'a pas l'intention d'ajouter des impôts pour l'année en cours, estime suffisant d'attendre le projet de budget pour 2014 qui sera présenté fin septembre pour mettre à jour ses prévisions et ajuster ses engagements budgétaires.

Dans les partis de gauche, bémols ou critiques ont surgi. "Nous ne pouvons pas approuver le rythme de réduction des déficits", a glissé Eva Sas (EELV), tandis que Annick Girardin (radicaux de gauche) a dit voir "assez peu les effets de la modernisation de l'action publique" et que Patrice Carvalho (Front de Gauche) a dénoncé "un carcan austéritaire".

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