1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Air France : pourquoi le conflit salarial se durcit
2 min de lecture

Air France : pourquoi le conflit salarial se durcit

INVITÉ RTL - De nouvelles grèves à Air France sont à attendre vendredi 30 mars ainsi que les 3 et 7 avril prochains. Philippe Evain, président du SNPL d'Air France explique les raisons du durcissement du bras de fer salarial.

Le personnel navigant va désormais pouvoir se faire vacciner en priorité
Le personnel navigant va désormais pouvoir se faire vacciner en priorité
Pourquoi le conflit salarial se durcit chez Air France
05:06
Pourquoi le conflit salarial se durcit chez Air France
05:03
Yves Calvi & Éléonore De Marnhac

Chez Air France, le bras de fer salarial se durcit. Onze syndicats ont appelé à la grève les 3 et 7 avril prochains en plus de ce vendredi 30 mars. Si le 3 avril coïncide avec le premier jour de la grève en pointillé de la SNCF, il ne faut y voir aucun signe de convergence de lutte selon Philippe Evain, président du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) Air France. "Ils ne se battent pas du tout pour la même chose" note-t-il.

Selon lui, ces nouvelles grèves ne sont que "la continuation de quelque chose qui a commencé il y a longtemps" et qui "devrait être réglé depuis longtemps". Il ajoute que compte tenu du calendrier des grèves de la SNCF "assez fourni" en avril, il est "assez compliqué de taper entre les dates". 

Une hausse des grilles de salaires de 6%

Les salariés d'Air France demande une hausse des grilles de salaires de 6% après un blocage pendant "six ans". "L'entreprise a passé des périodes difficiles dans les dix dernières années, l'ensemble des salariés a accepté de bloquer ses salaires pendant un grand nombre d'années. Aujourd'hui, l'entreprise va beaucoup mieux et le rendez-vous des salaires promis par nos dirigeants n'a pas lieu" a expliqué Philippe Evain. 

Selon lui, Air France ne propose une hausse de salaire que de 0.55%, une augmentation qui "n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu" pour le président du SNPL, compte tenu de la baisse du pouvoir d'achat de 6% que les salariés d'Air France auraient subi. Il regrette également que la direction et les syndicats ne se "retrouvent pas autour d'une table pour discuter", la première réunion de négociation n'ayant lieu qu'aujourd'hui, mardi 27 mars.

Les charges externes, "le problème de rentabilité d'Air France"

À lire aussi

Face à une possible exaspération du côté des Hollandais de KLM due aux problèmes récurrents d'Air France, Philippe Evain estime que la direction est à blâmer. Selon lui, ce qui plombe Air France par rapport à KLM c'est surtout les charges externes et non la masse salariale. "Les taxes, les redevances, les prestations payées à Aéroports de Paris (...) pèsent pour près d'un milliard de plus que pour KLM." 

Le président du SNPL précise toutefois que le mouvement de grève d'Air France pourra toucher la filiale Joon mais pas Transavia ou Hop!.  

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/