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"Air France peut-elle se crasher définitivement ?", interroge François Lenglet

ÉDITO - La crise initiée à Air France par le principal syndicat de pilotes a abouti au départ du PDG de l'entreprise. Ce n'est pas "Y a-t-il un pilote dans l'avion ?", mais "Attention, il y a des pilotes dans l'avion !".

Un avion d'Air France (illustration)
Un avion d'Air France (illustration)
Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
"Air France peut-elle se crasher définitivement ?", interroge François Lenglet
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"Air France peut-elle se crasher définitivement ?", interroge François Lenglet
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François Lenglet & Loïc Farge

Jean-Marc Janaillac, le patron d'Air France, a quitté la compagnie mardi 15 mai au soir. Après la crise sociale qui frappe la compagnie aérienne, son avenir à court terme est sombre. Janaillac quitte Air France après que ses propositions d'augmentation salariales ont été refusées par les salariés, lors d'un référendum, parce que jugées trop modestes.

Il s'en va non sans élégance, parce que sans acrimonie. Il constate sans détour l'échec de la voie de réforme qu'il avait empruntée, tout en pointant les dangers qui menacent désormais. Son prédécesseur, Alexandre de Juniac, avait été parfois brutal et cassant. Il s'était heurté à un mur. Lui a tenté la négociation ; il a buté sur le même mur.

C'est Anne-Marie Couderc, l'une des administratrices de la compagnie, qui va prendre le relais. Mais uniquement pour une période de transition, le temps de recruter un nouveau capitaine.

Voies de sortie bouchées

Après une année de bénéfices, en 2017, le premier trimestre 2018 a vu le retour des pertes, à hauteur de 269 millions d'euros. Le coût de la grève (300 millions d'euros) n'est même pas encore imputé en totalité. Dans le même temps, le prix du pétrole remonte et la conjoncture semble ralentir.

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Les projets de développement sont en panne. En particulier le lancement de Joon, la compagnie low cost long-courrier, dont le lancement est soumis au veto des pilotes. Tout comme l'extension de Transavia sur les lignes européennes. Sans compter la menace de reprise de la grève. En clair, ça ne va pas fort. Et les voies de sortie sont bouchées.

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