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Crise à l'UMP : les fillonistes menacent de faire leurs valises

Un retour aux urnes : l'idée commence à faire son chemin à l'UMP après plus d'une semaine de pataquès. C'est d'ailleurs ce que Nicolas Sarkozy préconise (RTL vous le révélait dès 18 heures lundi). Le lancement d'une procédure judiciaire n'était toujours pas exclue chez les fillonistes, au lendemain de l'annonce de nouveaux résultats par la Commission des recours du parti, qui a donné la victoire à Jean-François Copé pour la seconde fois depuis le vote contesté des adhérents le 18 novembre. L'ancien Premier ministre réunit ce matin ses partisans pour évoquer la création éventuelle d'un groupe UMP dissident à l'Assemblée nationale.

L'ancien Premier ministre entouré par son équipe, le 18 novembre 2012
L'ancien Premier ministre entouré par son équipe, le 18 novembre 2012 Crédit : AFP / Archives, Patrick Kovarik
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On refait le vote ?

L'UMP s'apprête à vivre ce mardi sa dixième journée de crise depuis le vote contesté de ses adhérents, alors que le camp Fillon réclame de nouvelles élections, une solution radicale que Nicolas Sarkozy, actif en coulisses, ne rejette pas. L'ex-champion de la droite, qui a déjeuné avec son ancien Premier ministre lundi, a jugé durant cette rencontre que cette option permettrait d'"éviter l'escalade du conflit" entre François Fillon et Jean-François Copé. Plusieurs voix s'étaient déjà prononcées pour une nouvelle élection, à l'instar de Nathalie Kosciusko-Morizet ou Christian Estrosi, soutien de François Fillon et secrétaire général de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a également déconseillé à François Fillon de saisir la justice pour contester les résultats controversés qui ont donné la victoire à Jean-François Copé. Ce dernier a de nouveau été proclamé vainqueur avec 952 voix d'avance, et non plus 98 comme l'avait annoncé une précédente commission interne de l'UMP, la Cocoe, le 19 novembre. Les copéistes ont obtenu gain de cause sur plusieurs de leurs griefs, tandis que les fillonistes ont vu la majorité de leurs contestations rejetées.

Scission ?

Dès la proclamation des nouveaux résultats, François Fillon a jugé "illégale" la décision de la Commission. Et il a immédiatement accusé son adversaire de "coup de force", alors que Jean-François Copé prenait les habits du rassembleur au siège de l'UMP.

L'ancien Premier ministre devait rassembler ses soutiens parlementaires à 9h30 au Musée social, à Paris, lors d'une réunion où "toutes les questions seront évoquées", selon le député filloniste Jérôme Chartier. Toutes, y compris l'éventuelle création d'un nouveau groupe à l'Assemblée nationale, distinct de l'UMP, une décision qui acterait la scission du premier parti d'opposition.

Deux députés, le pro-Fillon David Douillet, et le pro-Copé Marc Le Fur, ont lancé un appel lundi, déjà co-signé par une cinquantaine de leurs collègues, contre cette scission et contre un recours devant la justice de l'ancien Premier ministre.
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