1 min de lecture Disparition vol AF447

Crash du vol Rio-Paris : "Sans les sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident"

"Sans la panne des sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident". Gérard Arnoux, le président du Syndicat des pilotes d'Air France (SPAF), qui s'est porté partie civile dans l'instruction sur le crash du vol AF447 Rio-Paris, estime qu'il n'y a pas de "cause unique" au drame survenu le 1er juin dans un entretien au Journal du Dimanche. "Tous les acteurs ont sous-estimé le problème des sondes. Il s'agit d'un échec collectif et d'une faillite totale du processus de retour d'expérience", affirme Gérard Arnoux.

Pierre Julien Journaliste RTL

Dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", Gérard Arnoux, qui est aussi commandant de bord sur A320, souligne que "ces tubes qui mesurent la vitesse sont conçus sur la base de standards de certification obsolètes qui ne prennent pas en compte le givrage à haute altitude". "Très logiquement, des incidents précurseurs d'accident sont survenus régulièrement dès le début des années 1990 avec un pic en 2008, notamment chez Air France", assure-t-il.

Il estime ainsi que "la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) et l'AESA (Agence européenne de la sécurité aérienne) avaient l'obligation réglementaire de traiter ces incidents graves selon des procédures bien établies, ce qu'ils n'ont pas fait". "Ils n'ont pas modifié les standards de certification qu'ils savaient pourtant inadaptés", poursuit-il.

Gérard Arnoux observe aussi que "malgré les problèmes constatés dès 2002 par Airbus sur la sonde Thales AA, l'avionneur a demandé aux équipages A330/340 de s'accommoder de cette menace pendant sept ans". "Les pilotes n'avaient jamais été entraînés au simulateur aux manoeuvres d'urgence correspondantes à haute altitude", ajoute-t-il. Le président du SPAF -qui doit remettre dans les prochains jours à la justice un rapport d'enquête sur le crash- note enfin qu'"en dépit de neuf incidents graves entre mai 2008 et mars 2009, Air France n'a pas assez mis la pression qui s'imposait sur Airbus".

Le 1er juin dernier, le vol AF447 Rio-Paris s'abîmait dans l'Atlantique au large du Brésil, faisant 228 morts.

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"Sans la panne des sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident". Gérard Arnoux, le président du Syndicat des pilotes d'Air France (SPAF), qui s'est porté partie civile dans l'instruction sur le crash du vol AF447 Rio-Paris, estime qu'il n'y a pas de "cause unique" au drame survenu le 1er juin dans un entretien au Journal du Dimanche. "Tous les acteurs ont sous-estimé le problème des sondes. Il s'agit d'un échec collectif et d'une faillite totale du processus de retour d'expérience", affirme Gérard Arnoux.
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2009-10-04 12:35:00