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Contrefaçon de médicaments : "Certains peuvent contenir de l'arsenic" explique un directeur de l'IRACM

INVITÉ RTL - D'après un rapport publié ce mercredi par l'Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments, 1 médicament sur 2 vendu sur internet est un faux. Des produits souvent inefficaces et parfois dangereux pour la santé explique le directeur adjoint de l'Iracm.

Un faux site Pfizer vendait des médicaments contrefaits et volés.
Un faux site Pfizer vendait des médicaments contrefaits et volés. Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
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La moitié des médicaments vendus sur Internet est une contrefaçon. C'est l'une des conclusions du rapport publié ce mercredi par l'Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments.

Un constat édifiant que l'association créée en 2010 souhaite mettre à profit pour alerter les consommateurs. Car s'ils s'avèrent souvent inefficaces, ils peuvent surtout être dangereux pour la santé souligne Wilfried Roger, directeur adjoint de l'Institut de Recherche anti-contrefaçon de médicaments.

Des catastrophes sanitaires à répétition

Le rapport rappelle les risques encourus par les consommateurs qui s'adonnent à ce type d'achat sur la toile. "Dans un tiers des cas, il n'y a pas de principe actif du tout. Mais vous pouvez aussi en mourir. Au Pakistan, 40 personnes sont mortes cette année dans un hôpital à cause d'un faux sirop contre la toux. Ce faux sirop contenait du diéthylène glycol, de l'anti-givre que l'on met dans les voitures. On retrouve des cas similaires au Panama, en Haïti et au Nigeria en 2008 où 89 enfants sont morts avec ce produit", indique le directeur adjoint de l'Iracm.

700.000 morts par an

L'Iracm estime qu'un médicament sur deux vendu sur internet est un faux à travers le monde. "La contrefaçon de médicament est vraiment une menace grandissante", explique Wilfried Roger. "Il y a quinze ans, les produits érectiles étaient les plus falsifiés. Aujourd'hui, ce sont les anti-cancéreux, les produits pour le sida, pour le paludisme. Une très grosse opération a permis de saisir 32 millions de faux médicaments pour la paludisme en 2002 en Afrique. On estime à 700.000 morts par an les morts pour la tuberculose et le paludisme avec de faux médicaments", ajoute-t-il.

Mort aux rats, arsenic et peinture

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Si la France n'est pas encore touchée par de telles catastrophes sanitaires, elle n'est pas pour autant préservée par ce type de menaces. "Beaucoup de nos concitoyens achètent des médicaments sans prescription, sur des sites qu'ils pensaient américains mais qui sont en fait israéliens, russes ou chinois. Les produits qu'ils reçoivent ne contiennent pas forcément de principe actif et dans certains cas, de la mort aux rats, de l'arsenic ou de la peinture", explique-t-il.

La solution : une vigilance accrue

Aussi convient-il de redoubler de vigilance lors de l'achat d'un médicament. "Un faux ne se reconnaît pas au premier coup d’œil. C'est le gros problème. Faire du packaging n'est pas compliqué. Seule une analyse chimique peut vous révéler ce qu'il y a à l'intérieur du médicament. Donc, le but c'est d'acheter ses médicaments auprès de son pharmacien ou sur des sites légaux recensés sur les sites officiels", préconise Wilfried Roger.

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Wilfried Roger : "Un faux médicament, ça ne se reconnaît pas facilement" Crédit Média : Laurent Bazin | Durée : | Date :
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