3 min de lecture Emmanuel Macron

VIDÉOS - La semaine où le "Dr Macron" était au chevet de l'économie française

VIDÉOS - Le ministre de l'Économie a diagnostiqué le problème de l'économie française. Ses détracteurs dénoncent une technique d'apaisement destinée à contenter Bruxelles.

Emmanuel Macron à Lyon, le 9 octobre 2014.
Emmanuel Macron à Lyon, le 9 octobre 2014. Crédit : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Assurance-chômage, travail le dimanche, compétitivité des entreprises et attractivité de la France… Emmanuel Macron prend le problème de l'économie française à bras le corps. Et ce débordement d'énergie n'est pas du goût de tout le monde. Le ministre a évoqué les "trois maladies" dont souffre la France, à savoir la "défiance, la complexité et le corporatisme".

Alors que le ministre de l'Économie souhaite réformer l'assurance-chômage dont le déficit atteint les 4 milliards d'euros, Jean-Christophe Cambadélis le patron du PS le recadre. "La gauche n'a pas de tabous, mais elle a quelques totems, en particulier le fait que quand le président de la République s'exprime, les ministres appliquent", a-t-il déclaré.

Lundi : Macron assume son rôle de ministre

Pourtant Alain Duhamel, éditorialiste chez RTL, estime que le ministre de l'Économie joue simplement le "rôle" que François Hollande lui a attribué. "D'un côté, on a Manuel Valls et Emmanuel Macron qui veulent réformer l'économie avec empressement. De l'autre côté, on a l'incertitude de François Hollande sur le sujet de l'économie", analyse-t-il. 

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Alain Duhamel : "On reproche beaucoup de choses à Emmanuel Macron à tort" Crédit Image : dailymotion | Crédit Média : RTL | Date :

Mardi : des comptes à rendre à Bruxelles

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Mais la réforme de l'assurance-chômage n'est qu'une diversion afin de montrer à Bruxelles les bonnes volontés de la France. "Ah, il sait flatter le maître pour avoir une bonne note", explique Éric Zemmour. Alors que les médias lui attribuent le surnom de "Docteur Macron", l'éditorialiste préfère le comparer à un élève qui se rend chez le proviseur. 

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Éric Zemmour : "Élève Macron, rendez-vous chez le proviseur bruxellois !" Crédit Image : dailymotion | Crédit Média : RTL | Date :

De son côté, le ministre de Bercy se défend de réformer sous le diktat de Bruxelles. "Je ne pense pas à Bruxelles en me rasant. Je pense plutôt à mon pays et aux Français, donc aux réformes. Elles sont faites pour nos concitoyens", affirme-t-il sur France Inter.

Il en a aussi profité pour répondre aux accusations concernant sa provenance du monde de la finance : "On me reproche ce que je suis, pas ce que je fais", déplore-t-il en jugeant qu'il est "minable" de le réduire à une expérience de quatre ans. 

Mercredi : les pauvres et les autocars

Le jour J est enfin arrivé pour Emmanuel Macron, qui a présenté les grandes lignes de son projet de loi pour "libérer l'activité". Parmi les mesures défendues, le ministre de l'Économie prône la création de nouvelles lignes d'autocar pour favoriser les déplacements à l'intérieur du pays"Les pauvres voyageront plus facilement grâce aux autocars", a-t-il précisé.  

Il se défend face à la polémique créée par cette déclaration, ajoutant que "lorsqu'on regarde qui voyage en autocar, ce sont les familles les plus modestes. Ce sont les jeunes, les sans-emplois ou les emplois les plus précaires, les plus fragiles". 

Jeudi : le retour du travail dominical

Au sein de son projet de loi, le patron de Bercy relance la question du travail dominical. Ainsi, les magasins non alimentaires pourraient ouvrir cinq dimanches par an, soit douze au maximum, sur simple demande. La décision finale revient aux maires. Le ministre de l'Économie souhaite développer les zones touristiques à haut potentiel. Pour ce faire, leur nombre pourrait augmenter.

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Travail dominical : Emmanuel Macron favorable à son développement Crédit Média : Bénédicte Tassart | Durée : | Date :

Le travail du dimanche comme de soirée ne concernerait que les travailleurs volontaires qui devront être mieux payés. Ils seront payés double en cas de travail dominical dans une entreprise de plus de onze employés. Les syndicats ont d'ores et déjà affirmé leur opposition à ce projet.

Vendredi : polémique sur polémique

Alors que le ministre de l'Économie avait déjà dû présenter des excuses pour avoir employé le mot "illettrées", il récidive avec les "pauvres". Emmanuel Macron fait l'actualité à cause d'une "nouvelle polémique sémantique", explique Pascal Praud, chroniqueur chez RTL

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Pascal Praud : "Macron de Rothschild et les pauvres" Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

"Il parle comme dans les romans de Balzac et oublie le poids des mots. Nous ne sommes plus au 19e siècle", ajoute-t-il. "Tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait est suspect, c'est injuste mais c'est comme ça", estime Pascal Praud qui nomme le ministre "Macron de Rothschild".

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2014-10-18 16:55:00
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