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Vente de Rafale au Qatar : "Pas de contreparties", promet Hollande

Le président français, en déplacement à Doha, assure que les termes du contrat ne concernent pas d'autres domaines que la vente du chasseur de Dassault.

François Hollande et l'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani le 4 mai 2015 à Doha
François Hollande et l'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani le 4 mai 2015 à Doha Crédit : AFP PHOTO/ POOL / CHRISTOPHE ENA
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Certains médias évoquent des exigences posées par le Qatar pour acheter 24 avions de chasse français. Mais François Hollande, en visite à Doha ce lundi 4 mai, balaie ces allégations. Le président français affirme qu'il n'y a pas eu de "contreparties" de la part de la France à l'achat de 24 avions Rafale par le Qatar

"Il y a des discussions qui sont engagées dans d'autres domaines avec le Qatar, avec d'autres pays pour l'attribution de lignes aériennes, mais ce contrat n'a pas fait l'objet de négociations sur d'autres sujets que l'avion Rafale et des matériels qui doivent l'équiper", a-t-il assuré lors d'un point presse à Doha lundi matin. 

Concurrence légitime

Le chef de l'État a rappelé qu'il y avait "des discussions engagées depuis plusieurs mois, non seulement avec le Qatar mais avec d'autres pays, pour que nos aéroports puissent avoir encore davantage d'offres".

"Je pense à l'aéroport de Nice, de Lyon, mais ça n'a pas de rapport avec ce que nous faisons ici. Mais il est assez légitime que nous ayons des discussions, des négociations pour que des lignes aériennes puissent être ouvertes en faveur de pays qui permettent aussi d'acheminer un grand nombre de touristes, et nul doute que les villes de Nice et de Lyon sont particulièrement demandeuses de ce type d'attributions", a ajouté François Hollande.

"Coup dur "pour Air France

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Selon certains médias français, le Qatar avait posé comme condition à l'achat de Rafale l'obtention de droits de trafic supplémentaires vers la France pour sa compagnie aérienne, Qatar AirwaysSelon Le Monde, "l’émirat a eu gain de cause. Les avions de Qatar Airways, qui desservent déjà Paris, pourront désormais atterrir à Lyon et à Nice, vraisemblablement trois fois par semaine".

"Le coup est dur pour Air France", note Le Monde. "La compagnie française, en difficulté, a déjà du mal à résister à la concurrence des compagnies du Golfe. Cette fois, ce sera encore plus difficile. Car en s’installant dans des aéroports régionaux français, les avions qataris risquent de détourner le trafic vers le hub de Doha, au détriment de Paris". "Cette décision pénalise la compagnie française au moment même où elle tente de se redresser", estime le journal. 

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