1 min de lecture 35 heures

Un patron japonais installé en France critique les 35 heures

Le patron du fabricant japonais de machines outils, Amada, a sévèrement critiqué les conditions de travail en France.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, visite une entreprise à Saint-Etienne (photo d'illustration).
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, visite une entreprise à Saint-Etienne (photo d'illustration). Crédit : AFP / PHILIPPE DESMAZES
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le fabricant japonais de machines à outils, Amada, investit-il à reculons dans l'hexagone ? La question semble posée après les remarques tenues, ce vendredi par son patron, en marge de l'annonce d'un investissement de 40 millions d'euros sur ses trois sites de production en France.

"Entre les 35 heures, les salaires et les prélèvement sociaux particulièrement élevés, l'environnement de travail n'est pas favorable à l'investissement alors que la main d’œuvre représente une part significative de nos coûts", a expliqué Mitsuo Okamato, dans le quotidien Le Parisien.

S'il s'agissait d'investir pour la première fois en France, nous y réfléchirons à deux fois.

Mitsuo Okamato, patron d'"Amada"
Partager la citation

Le groupe est installé depuis près de 40 ans (1965) en France mais "à dire vrai, aujourd'hui, s'il s'agissait d'investir pour la première fois en France, nous y réfléchirons à deux fois", a-t-il ajouté. Et ce, en présence du ministre français du Redressement économique Arnaud Montebourg et de son homologue du Commerce extérieur Nicole Bricq qui assisteront à l'inauguration du siège européen du groupe à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

L'investissement projeté vise à augmenter de 50% la production des trois usines françaises : Château-du-Loir (Sarthe), spécialisé dans les presses plieuses et les cisailles, Charleville-Mézières (Ardennes), qui fabrique des poinçonneuses, et Auffay (Seine-Maritime), qui produit des outils destinés à équiper des poinçonneuses.

À lire aussi
Une salariée devant son ordinateur (illustration). temps de travail
Travail : 60% des salariés favorables à la semaine de quatre jours

Ces investissements vont permettre de créer 20% d'emplois supplémentaires sur ces sites, soit "plusieurs dizaines d'emplois", assure Amada dans un communiqué. Actuellement, environ 340 salariés travaillent sur les trois sites, dont l'activité ne cesse de croître.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
35 heures Arnaud Montebourg Japon
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants