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Uber France veut ouvrir sa plateforme aux taxis

L'annonce du directeur général d'Uber France, qui veut "permettre aux taxis d'être réservés sur une plateforme de VTC", est jugée comme une "provocation".

L'application Uber en France (illustration).
L'application Uber en France (illustration). Crédit : THOMAS OLIVA / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

La proposition pourrait mettre le feu aux poudres. À moins d'une semaine de la grève des taxis contre les VTC, Uber a lancé une véritable opération de communication. Uber France veut ouvrir sa plateforme électronique de réservation aux chauffeurs de taxis, a annoncé mercredi 20 janvier son directeur général, Thibaud Simphal.

Une annonce qui intervient dans la foulée d'une décision du Conseil constitutionnel. Ce dernier a estimé qu'un chauffeur de taxi pouvait aussi être conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC). "Compte-tenu de ce contexte, ce que nous voulons, c'est ouvrir Uber aux taxis, leur permettre d'utiliser la plateforme", a affirmé Thibaud Simphal, qui s'exprimait à l'occasion de la conférence "Maddy Keynote" réunissant notamment des dirigeants de start-ups.

"On va regarder comment on va le faire, mais on veut permettre aux taxis d'utiliser la plateforme Uber, on encourage toutes les plateformes qui existent, pas seulement Uber mais nos concurrents, Chauffeur-Privé, SnapCar, etc à faire la même chose", a développé le dirigeant français. Il s'agirait, a-t-il précisé, de "permettre aux taxis d'être réservés sur une plateforme de VTC, en tant que VTC, en conduisant une voiture qui ne serait pas un taxi"

Une simple provocation pour les taxis

Si l'idée est simplement à l'état de projet à l'heure actuelle, elle fait déjà débat. Dans un court communiqué relayé par Le Parisien, le PDG des taxis G7, Serge Metz, évoque "une provocation de plus qui intervient à cinq jours d'une mobilisation des taxis (pour dénoncer la concurrence déloyale des VTC, ndlr). Il est irresponsable de jeter ainsi de l'huile sur le feu". 

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Une procédure qui pourrait donc rester au stade de projet en France alors qu'il existe déjà à l'étranger. À Berlin, sur les 8.000 taxis présents dans la ville allemande, "plus de 1.000 d'entre eux coopèrent avec nous", détaille Christian Freese, le patron d'Uber Allemagne au journal Morgenpost, en septembre dernier. "Pour les consommateurs, ces taxis sont payés au même tarif que les autres, lequel est strictement encadré. Les chauffeurs reversent, eux, entre 8 et 12 % du prix de la course à Uber pour les frais de réservation. Mais la plateforme, très généreuse avec ces nouveaux conducteurs, leur offre une prime de 5 euros par trajet au titre du "bonus qualité", détaille Nice-Matin

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