2 min de lecture Chine

Trois questions pour comprendre la crise de la bourse en Chine

DÉCRYPTAGE - Après une chute des bourses asiatiques lundi 24 août, les bourses européennes ont également connu des fortes baisses.

Une investisseur marche devant les chiffres de la bourse à Shanghaï, le 18 août 2015
Une investisseur marche devant les chiffres de la bourse à Shanghaï, le 18 août 2015 Crédit : JOHANNES EISELE / AFP
Valentin Chatelier
et AFP

Depuis plusieurs jours, les bourses asiatiques chutent. Celle de Shanghai a clôturé sur une baisse de 8.49% lundi 24 août, puis de 7.63% mardi. Une chute qui a entraîné des baisses importantes sur les bourses européennes : de 5.35% à Paris lundi à 17h30, de 4.67% à Londres, ou encore de plus de 11% pour celle d'Athènes.

La journée a même été caractérisée comme un "lundi noir", faisant référence à la longue crise économique qui a débuté en 1929 par un krach boursier.

Que se passe-t-il ?

Les bourses s'affolent notamment en Chine. La raison ? Un manque de confiance des investisseurs. Ces derniers ne semblent visiblement pas être convaincus de la réussite de la transformation de l'économie chinoise sans en payer le prix. Pékin souhaite en effet moderniser son système économique en réduisant la corruption et en augmentant la consommation des Chinois. Mais les résultats ne sont pas là. La croissance et la production industrielle ralentissent, les exportations sont en baisse.

Les conséquences se font donc sentir. Le prix du baril de pétrole est notamment passé sous la barre des 40 dollars. Une évolution qui touche directement les pays producteurs de pétrole en Amérique latine, au Moyen-Orient ou encore en Afrique.

La France va-t-elle être touchée ?

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Si l'on en croit l’exécutif, cette chute boursière ne devrait pas impacter la France. De son côté, François Hollande se dit "confiant" dans les capacités de la Chine, estimant que le pays va "surmonter" la crise. Quant à lui, Manuel Valls considère que la situation ne coûterait que "quelques dixièmes de points" à la croissance française et européenne.

Selon l'économiste Nicolas Bouzou, "la France n'est pas immunisée contre ce qu'il se passe en Chine". Mais l'impact serait selon lui "modeste". Et elle pourrait même être bénéfique pour certains acteurs économiques français. La Chine est en effet "le principal acheteur de matières premières sur beaucoup de marchés". "Si vous avez un ralentissement chinois, vous aurez une baisse des prix des matières premières", a expliqué l'économiste. Le prix à la pompe pourrait donc notamment baisser. Au contraire, pour les entreprises françaises qui exportent, particulièrement dans les produits de luxe, les automobiles ou encore les machines outils, c'est plutôt une mauvaise nouvelle.

Quelles évolutions à venir ?

La crise est jugée durable, la théorie d'un accident de parcours en Chine semble écarter. Et le souvenir de la crise financière de la fin des années 1990 semble revenir dans toutes les têtes.

Mais Pékin souhaite rassurer. La banque centrale chinoise a de nouveau abaissé les taux d'intérêt mardi, dans le but de rassurer les investisseurs et de soutenir l'économie. Une décision qui a déjà été prise cinq fois depuis novembre, mais qui ne semble donc pas convaincre les investisseurs. Elle a pourtant rassuré en Europe. La bourse de Paris a clôturé, elle, en hausse de 4.14% mardi. En attendant d'en voir les effets en Chine.

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