2 min de lecture Économie

STX : l'"Airbus des mers" rêvé par Le Maire, chimère ou réalité ?

ÉDITO - Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire était à Rome lundi 11 septembre pour débloquer le dossier des chantiers navals STX.

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STX : l'"Airbus des mers" rêvé par Le Maire, chimère ou réalité ? Crédit Image : AFP / Loïc Venance | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

Un projet d'un "Airbus des mers" ? Ce serait une exceptionnelle sortie par le haut d’un dossier qui, depuis la nationalisation surprise et temporaire des Chantiers de Saint-Nazaire, empoisonne les relations franco-italiennes. Sur l’échiquier, les pièces sont actuellement clairement positionnées. Rome, qui contrôle 72% de Fincantieri, veut posséder 51% de STX. Paris, qui craint que le chantier de Trieste ne soit à terme le cheval de Troie des industriels chinois, veut conserver plus qu'un droit de regard. Une position difficile à faire avaler aux Italiens, qui rachètent une entreprise que l'on avait, sans état d'âme, entièrement cédée à des intérêts coréens.

Est-ce que pour résoudre cette contradiction il faudra, comme pour résoudre la diagonale du fou, faire un pas de côté et engager la création d'un "Airbus des mers" ? Possible. À condition d'abord de bien régler le contentieux STX. Bruno Le Maire nous a confié depuis Rome que sur ce terrain, les lignes rouges des deux parties allaient être respectées et qu'une issue positive se dessine assez clairement.

Un projet industriellement cohérent

Le nom de code de cet "Airbus des mers", c'est "projet Magellan". Il est encore très en profondeur. Mais il est clairement engagé par le ministre. À juste titre. Une alliance STX-Fincantieri et Naval Group, le champion français des navires militaires, représenterait un bloc européen de 9 milliards d'euros, technologiquement en pointe avec des outils industriels et des équipes de classe mondiale. Une force de frappe capable de rivaliser avec les Coréens aujourd'hui, et les Chinois demain.

À l'image d'Airbus, ce groupe proposerait toute la palette des navires civils et militaires de surface sous un label unique. Une plateforme qui aurait de l'allure dans un secteur toujours très éclaté (il y a plus de trente chantiers navals en Europe), et qui pourrait attirer d’autres acteurs européens. Ce dossier complexe exigera du temps, mais il est industriellement cohérent.

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En revanche, réseaux d'influence et arrière-pensées politiques sont plus délicats à cerner. On saura le 27 septembre à Lyon, lors du sommet franco-italien, si ce projet peut-être la nouvelle aventure industrielle de la décennie ou une éternelle chimère.

Les plus

- Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé que la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) allait augmenter de 2,6 centimes par litre de gazole "chaque année pendant quatre ans".

- Les ventes de téléviseurs s'effondrent en France : -46% sur les six premiers mois de l'année.

- Décathlon veut se donner une deuxième chance aux États-Unis. Après l'échec de Boston, l'entreprise tente un nouvel essai en Californie.

La note du jour

14/20 au constructeur Tesla. Il a débridé l'autonomie de ses voiture électriques en Floride pour permettre aux propriétaires de s'éloigner plus sereinement des zones de tempêtes.

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