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Spanghero : licenciés ou sauvés, les salariés savent

Si l'usine de Castelnaudary de l'entreprise Spanghero doit rouvrir avant la fin du mois de juillet, une course contre la montre a commencé pour Laurent Spanghero et ses 230 salariés. Seuls 90 resteront.

Des salariés de Spanghero.
Des salariés de Spanghero. Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
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Les représentants des 230 salariés de Spanghero sont désormais fixés: ils savent depuis mardi 9 juillet au soir lesquels feront partie des 90 sauvés par le plan de reprise de l'entreprise de Castelnaudary (Aude) menacée par le scandale de la viande de cheval et lesquels seront licenciés.

L'administrateur judiciaire a en effet communiqué au comité d'entreprise la liste des personnes qui seront reprises, a expliqué le secrétaire du CE Jérôme Lagarde (FO). Une cellule de reclassement sera mise en place mercredi pour les personnes licenciées, a-t-il ajouté, précisant que des représentants de Pôle emploi avaient déjà rencontré les salariés mardi à l'usine de Castelnaudary. "Les licenciés pourront adhérer à une convention de sécurisation professionnelle leur assurant 80% de leur revenu brut pendant 12 mois".

Le repreneur, Laurent Spanghero, a été retenu vendredi par le tribunal de commerce de Carcassonne pour reprendre les rênes de la société qu'il avait fondée avec un de ses frères en 1970. La société, que la famille Spanghero avait cédée en 2009 au groupe coopératif basque Lur Berri, a perdu la plupart de ses clients après sa mise en cause en février pour avoir vendu de la viande de cheval frauduleusement pour du boeuf.

Une liste établie par l'administrateur judiciaire

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Pour éviter la liquidation, l'ancien rugbyman de 74 ans, qui s'est engagé devant le tribunal à reprendre 90 des 230 salariés de l'entreprise pendant au moins deux ans et à conserver les actifs pendant cinq ans, a présenté la seule offre jugée recevable par le tribunal de commerce, associé à un promoteur immobilier de Narbonne Jacques Blanc et à la société de capital-risque Investeam.

C'est pourtant l'administrateur judiciaire toulousain Christian Caviglioli, qui gérait l'entreprise depuis le 19 avril, qui a établi la liste des 90 salariés sauvés en fonction des besoins du repreneur et de critères d'ancienneté et de qualification, a rappelé Laurent Spanghero. Cette liste, qui lui a été adressée en même temps qu'au CE, "s'impose" à Laurent Spanghero, souligne un communiqué des repreneurs. L'administrateur judiciaire doit adresser aux salariés congédiés "les premiers courriers en vue de leur licenciement économique à partir" de vendredi, ajoute le communiqué.

Les salariés conservés garderont le même contrat de travail, mais "Saveurs occitanes", le nom choisi par les repreneurs, en rupture avec un nom discrédité, est une nouvelle société. "Elle doit donc demander de nouveaux agréments sanitaires aux services vétérinaires, ce qui peut prendre une semaine", a expliqué Laurent Spanghero. "On espère pouvoir ouvrir dans huit à dix jours, on a des contacts intéressants en plats cuisinés".

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Si l'usine de Castelnaudary de l'entreprise Spanghero doit rouvrir avant la fin du mois de juillet, une course contre la montre a commencé pour Laurent Spanghero et ses 230 salariés. Seuls 90 resteront.
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