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Sigfox et Withings, deux "licornes" en devenir

LES PÉPITES FRANCAISES (3/5) - Les deux entreprises pionnières des objets connectés se fraient un chemin prometteur dans la jungle des start-ups.

Cedric Giorgi (à gauche), responsable des relations avec les développeurs et startups de Sigfox, échange avec Frederic Mazella, fondateur de Blablacar lors de la conférence French Touch à New York en juin 2015.
Cedric Giorgi (à gauche), responsable des relations avec les développeurs et startups de Sigfox, échange avec Frederic Mazella, fondateur de Blablacar lors de la conférence French Touch à New York en juin 2015. Crédit : TIMOTHY A. CLARY / AFP
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Camille Kaelblen
Journaliste

Un goût de conquête de l'ouest pour Sigfox. En septembre 2015, l'opérateur français d’un réseau dédié à l’Internet des objets a annoncé qu'il se déploierait dans une dizaine de villes américaines dont New York, Boston, Los Angeles ou Chicago. L'ouverture à l'international de cette entreprise, créée en 2009 dans la région de Toulouse, n'est pas sans rappeler le parcours de Criteo, la société française passée par la Silicon Valley et aujourd'hui valorisée à 1,55 milliard d'euros et cotée au Nasdaq. 
Difficile, d'ailleurs, de ne pas comparer le destin de ces deux entreprises françaises. Selon le site FrenchwebSigfox effleurerait une valorisation de près de 1 milliard d'euros. Si ce chiffre est confirmé, la jeune pousse française intégrera le cercle très fermé des "licornes", ces entreprises de technologie à très haute valeur ajoutée, encore non cotées en bourse. Et Sigfox n'est pas la seule start-up française à briller sur le marché international de la connectivité des objets. En 2008, trois ingénieurs fondent Withings, une société de commercialisation d'objets connectés. Elle réalise aujourd'hui 50% de son chiffre d'affaire à l'étranger et commercialise ses produits dans plus de 50 pays.

Levées de fonds spectaculaires

Depuis 7 ans, l'intérêt des investisseurs pour les objets connectés croît de manière exponentielle. Sigfox récolte 10 millions d'euros lors de sa seconde levée de fonds en 2013 puis 15 millions en 2014, levés auprès de divers investisseurs du numérique. Elle attire alors l'attention d'Anne Lauvergeon, ancienne présidente d'Areva et femme d'affaires, qui prend la tête du conseil d'administration de l'entreprise. La start-up joue désormais dans la cour des grands. En 2015, elle parvient à lever 100 millions d'euros en 2015, cette fois-ci auprès d'entreprises comme Air Liquid ou GDF Suez. De son côté, Withings récolte 23,5 millions d'euros dès 2013, dont 11 millions investis par la banque d'investissement française BpiFrance.

Anne Lauvergeon, présidente du conseil d'administration de Sigfox et Ludovic Le Moan, PDG, en février 2015 à Paris.
Anne Lauvergeon, présidente du conseil d'administration de Sigfox et Ludovic Le Moan, PDG, en février 2015 à Paris. Crédit : MARTIN BUREAU / AFP

Le marché tentaculaire des objets connectés

Comment expliquer ce succès phénoménal pour ces deux sociétés françaises ? Sigfox est une entreprise pionnière dans le domaine du "Machine to Machine", qui permet aux machines de communiquer entre elles sans que l'homme ait besoin d'intervenir grâce à un réseau cellulaire très bas débit. Un service qui intéresse de plus en plus les entreprises souhaitant doter leurs produits d'une fonction connectivité, tout en garantissant aux utilisateurs une consommation d'énergie basse. Téléphonie, mobilier, automobile... La liste des clients potentiels de cette connectivité est tentaculaire, et en pleine expansion. En 6 mois, le nombre d'objets connectés enregistrés a été multiplié par cinq en France et atteint aujourd'hui 5 millionsrapporte le site d'information ChannelNews fin septembre.

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La montre connectée "Activité Pop", dévoilée à Las Vegas le 7 janvier 2015. Crédit : ROBYN BECK / AFP

Alors que Sigfox fournit le service d'ondes qui permettrait aux objets de se connecter entre eux, Withings se concentre sur la commercialisation de ces objets connectés. Balances, tensiomètres, montres : l'entreprise multiplie les partenariats avec Spotify (traqueur de sommeil) ou encore Runtastic (montres).

Et derrière ces deux sociétés prometteuses, ce sont de nombreuses start-ups françaises qui entendent bien exploiter le filon de la connectivité. Parmi celles-ci, Cityzen Science, une start-up lyonnaise qui a développé le système des vêtements de sport connectés, ou encore Giroptic, qui commercialise des caméras de surveillance domestiques 360°. 

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