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Séisme au Japon : un mois après, la terre a encore tremblé

Comme un avertissement... Un mois jour pour jour après le puissant séisme suivi d'un gigantesque tsunami qui a frappé le nord-est du Japon, la terre a de nouveau tremblé lundi matin dans la région. Un violent tremblement de terre de magnitude de 6,6 a été ressenti jusqu'à Tokyo, où les immeubles ont vacillé. Son épicentre était situé sur terre, à 10 kilomètres seulement de profondeur, dans le sud de la préfecture de Fukushima. L'avis d'alerte au tsunami a été rapidement levée. L'alimentation électrique de trois réacteurs de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima-Daiichi a été rétablie, après avoir été ponctuellement interrompue. L'inquiétude, c'est toujours cette centrale, même si le porte-parole du gouvernement nippon affirme que le risque de fuite radioactive majeure s'est "considérablement réduit".

Vue aérienne de Sendai, ville dévastée par le tsunami
Vue aérienne de Sendai, ville dévastée par le tsunami Crédit : AFP / Noboru Haschimoto
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La rédaction de RTL et Joël Legendre

La secousse, survenue lundi à 17h16 (08h16 GMT), avait une magnitude de 6,6 selon l'Institut de géophysique américain (USGS), qui l'avait initialement mesurée à 7,1. Le tremblement de terre s'est produit sur la façade Pacifique du Tohoku (nord-est), déjà dévastée il y a exactement un mois par un séisme de magnitude 9  et un tsunami géant, qui ont fait plus de 27.000 morts et disparus. Aucune vague anormale n'ayant été enregistrée lundi le long du littoral, l'alerte au raz-de-marée a été levée moins d'une heure après.

L'épicentre de cette réplique était situé dans la préfecture de Fukushima, à 13 km seulement de profondeur, et à 81 km au sud-sud-est de la ville de Fukushima, près de l'océan Pacifique, a précisé l'USGS. Les secousses ont été ressenties jusqu'à Tokyo, à 163 km plus au sud, où les immeubles ont tremblé pendant plusieurs dizaines de secondes. Un homme de 46 ans est décédé d'un arrêt cardiaque après être tombé sur la tête dans la ville de Ryugasaki (préfecture d'Ibaraki), a rapporté l'agence de presse Jiji.

Tokyo Electric Power (Tepco), propriétaire et opérateur de la centrale Fukushima Daiichi (N°1), située sur la côte, a immédiatement ordonné aux ouvriers d'évacuer le site accidenté lors du séisme et du tsunami du 11 mars. Une forte réplique sismique avait touché la même région le 7 avril dernier et l'avis d'alerte au tsunami avait finalement été levé.

La carte de localisation de l’épicentre du séisme du 11 avril 2011
Carte de localisation de l’épicentre du séisme du 11 avril 2011
A l'heure exacte où la première secousse, de magnitude 9, a frappé les côtes Pacifique du Tohoku le 11 mars, les sirènes ont retenti et la population locale s'est immobilisée pour observer une minute de silence à la mémoire des victimes dans le Nord-Est. Dans la ville dévastée de Kesennuma, où plane une odeur de putréfaction, des soldats des Forces d'autodéfense (armée), qui fouillent des montagnes de débris à la recherche de corps, ont interrompu leur tâche pour cet hommage. Un officier leur a ordonné de déposer les pelles, de retirer leur casque, leur masque, leurs gants et de former le rang alors que le son lugubre d'une sirène s'élevait sous une pluie froide. Dès que la minute s'est achevée, les militaires ont repris leurs opérations. Cette catastrophe, la plus grave qu'ait connue l'archipel depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait plus de 27.000 morts et disparus, selon un bilan encore provisoire de la Police nippone.

A Fukushima-Daiichi, les ingénieurs qui s'emploient à éviter une catastrophe de grande ampleur ont déclaré dimanche qu'ils n'avaient pas progressé dans leurs tentatives de remise en état de marche des systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire, une étape indispensable pour la maîtrise des six réacteurs.

"Le risque que la situation à la centrale nucléaire se détériore et qu'elle débouche sur une nouvelle fuite radioactive majeure s'est considérablement réduit", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. La menace d'une catastrophe nucléaire plus grave que celle de Tchernobyl en 1986 est redoutée partout dans le monde depuis qu'une vague géante de 14 mètres de haut, provoquée par un séisme de magnitude 9, a totalement submergé les protections de la centrale située au bord de l'océan Pacifique.

Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a publié lundi une lettre de remerciements dans plusieurs grands quotidiens de la planète pour témoigner de sa gratitude envers l'aide reçue par le Japon après le séisme et le tsunami du 11 mars.

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