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Rapprochement Fnac - Darty : "Bien sur le plan économique, socialement dangereux"

REPLAY - REPLAY / ÉDITO - En s'unissant, les deux géants de la distribution entendent prendre plus de poids face aux champions du e-commerce.

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Rapprochement Fnac - Darty : "Bien sur le plan économique, socialement dangereux" Crédit Média : Christian Menanteau | Durée : | Date : La page de l'émission
Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

C'est fait : la Fnac va passer la bague au doigt de Darty. La raison de ce mariage entre les géants français du commerce n'est pas l'amour, mais l'intérêt. Isolés, ces deux marques n'ont pas d'avenir. Elles sont majeures en France, mais mineures à l'international. Or le poids d'Amazon et des autres acteurs du e-commerce impose de se muscler pour ne pas finir K-O. De fait ce mariage a du sens. Du point vu économique, Fnac-Darty sera un réel poids lourd : 7 milliards de chiffre d'affaires et 333 magasins physiques. Il y a du sens commercial : même si l'union du prix Renaudot et de l'autocuiseur peut faire sourire, c'est une réalité et une évidence.

L'audiovisuel, comme l'électroménager, va entrer dans le cycle de l'électronique connectée. Votre frigo va vous alerter sur les dates de péremptions des aliments, comme votre chaîne hi-fi saura chercher vos morceaux de musiques préférés toute seule. Il y a enfin un intérêt financier : ne regroupant leurs achats, ces deux distributeurs peuvent d'ores et déjà espérer 85 million d'économies.

Suppressions de postes en vue

Un vrai contrat de confiance entre les deux enseignes ? C'est d'abord un contrat de mariage qui comble Darty dont la valeur (860 millions d'euros) représente une prime de 47% par rapport à son prix en Bourse fin septembre avant les propositions de la Fnac. Pour la confiance, ces deux entreprises n'ont pas vraiment le choix : qui a oublié le sort de Virgin, celui de Surcouf ou de Saturn ? Ces belles marques ont disparu ou ont été absorbées par de grands acteurs du e-commerce ou de la distribution.

Peut-on craindre un coût social important ? Quand le numéro un avale le numéro deux, c'est l'organisation entière du secteur qui est chamboulée. Ces deux entreprises vont mutualiser leurs services achat (c'est la clé de leur compétitivité future), regrouper leurs logistiques et concentrer les cadres des deux sièges et les techniciens des service après-vente. Il y aura donc des suppressions de postes. Combien ? Impossible de le prévoir aujourd'hui.

Des prix plus bas ?

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La pérennité des emplois du nouveau groupe va tenir à deux facteurs : la complémentarité en termes de produits proposés et des emplacements des deux enseignes, mais surtout que les Français continuent à faire leurs achats dans des magasins plutôt que sur Internet.

Cette union a pour ambition, grâce à sa puissance d'achat, de mieux négocier les prix avec les grands industriels pour proposer au consommateur les offres les plus basses. C'est la réussite de ce défi qui va conditionner la survie de ce nouveau couple.

Le bloc-notes

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La note du jour

08/20 aux banques françaises. Elles vont désormais toutes facturer la tenue des comptes courants. BNP Paribas va ainsi ponctionner 30 euros par an, pour un service aujourd'hui gratuit.

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