1 min de lecture Alain Vidalies

Rafale : le Brésil n'était pas "la cible prioritaire", tempère Le Drian

Le ministre de la Défense a tenu à nuancer le choix du Brésil d'acheter un avion de chasse suédois au lieu du Rafale. Il a rappelé les "bons résultats" prévus en Inde et en Chine.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera à Bangui ce vendredi 13 décembre.
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera à Bangui ce vendredi 13 décembre. Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le Brésil a décidé hier d'acheter un avion de chasse suédois au lieu du Rafale français. Un coup dur pour l'avion de Dassault, que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian s'efforce de tempérer. Le Brésil "n'était pas la cible prioritaire", a-t-il insisté sur Europe 1. Il a assuré qu'il fallait "bien sûr" poursuivre ce programme, cet avion de "très haute technologie" étant "très compétitif par rapport aux missions que certains pays veulent lui donner".  "Nous avons de bonnes raisons de croire que sur l'Inde et sur le Golfe, il y aura bientôt des résultats", a assuré le ministre.

Jean-Yves Le Drian a refusé de parler d'"échec", préférant user du terme "déception". "C'est un très bon avion, la France en est très satisfaite, au Mali et ailleurs", a fait valoir le proche du chef de l’État, soulignant: "Cet avion a fait preuve de ses capacités, de ses performances et le montrera dans d'autres prospects que nous avons aujourd'hui en exploitation et qui seront, j'en suis convaincu, aboutis rapidement".  Aujourd'hui seule l'armée française en est équipée, a-t-on objecté au ministre. "Et elle s'en porte bien", a-t-il tranché.

Le ministre délégué aux Relations avec le Parlement Alain Vidalies a mentionné lui aussi sur i>TELE le marché indien. "Il reste le marché de l'Inde qui, lui, serait suffisant", a-t-il expliqué. New Delhi a retenu le Rafale, le préférant en finale à l'Eurofighter. Un contrat qui pourrait aller jusqu'à 189 unités, si une option était levée, indiquaient des négociateurs en janvier. Cette vente avortée avec le Brésil de 5 milliards de dollars devrait toutefois avoir des implications budgétaires, a-t-il admis. "Il faut être clair que dans la loi de programmation militaire, il y avait comme équilibre financier la vente d'un certain nombre de ces avions", a relevé l'élu landais.

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